Vos témoignages

Le 27/03/2002,

Bonjour,

nous sommes heureux et chanceux parents depuis juin 2001 de deux garçons alors âgés de 1 et 2 ans adoptés en Roumanie, en passant en direct par une fondation + MAI.

Les démarches ont été longues et éprouvantes car nous faisions partie du dernier "lot" de parents qui se sont vus attribuer des enfants par le CRA.

Nous avions rendu visite à nos enfants en décembre 2000 et n'avons pu aller les chercher qu'en juin 2001 ! Chaque étape de la procédure a été semée d'embûches mais ils sont enfin arrivés.

Nous sommes prêts à parler de notre expérience à d'autres parents (actuels ou futurs) et nous nous tenons à votre disposition pour faire partager notre belle aventure.

Si vous le souhaitez, contactez-nous par e-mail ou par courrier :
lienhard@libertysurf.fr
M. Mme LIENHARD
2 rue des Bouleaux
90350 EVETTE SALBERT


Tous les témoignages ci après ont été envoyés fin novembre 2001 (Voir les destinataires au bas de la page d'accueil).

Ils ont été remis aussi en mains propres à Monsieur Serban MIHAILESCU, ministre en charge du Secrétariat Général du Gouvernement roumain, lors d'une audience à l'Ambassade de Roumanie à Paris le 30 novembre 2001

Famille Piet Berton De Lestrade

En février 2000, nous revenions de Roumanie où nous avons adopté notre petite fille Léa qui est maintenant âgée de 2 ans et demi. C'est un vrai rayon de soleil et nous sommes des parents comblés.

Nous avons choisi d'adopter notre enfant en Roumanie car c'est un pays que nous connaissons bien, ayant participé à des voyages humanitaires juste après la mort de Ceausescu.

Nous amenions du matériel médical dans les hôpitaux, des jouets dans les orphelinats et faisions des spectacles pour divertir les enfants malades et les orphelins qui riaient enfin pendant quelques heures.

Nous aimons beaucoup le peuple Roumain que nous avons appris à connaître durant ces séjours et dont nous nous sentons très proches de part leur culture. Ce qui nous attriste par contre, c'est de voir la pauvreté qui persiste dans la majorité du pays et surtout de savoir que les enfants en payent les conséquences.

La situation de certains orphelinats étant déjà critique, nous ne comprenons pas pourquoi l'adoption internationale est à présent bloqué. Que de l'ordre soit fait au niveau des fondations qui demandent des sommes folles et qui ont des pratiques douteuses, nous soutenons pleinement le gouvernement Roumain, mais pour arriver à cela, bloquer l'adoption internationale est une chose pénalisante pour les enfants qui attendent une famille, sachant que plus les enfants grandissent, moins ils ont de chances de trouver une famille.

Nous comprenons tout à fait votre désir de faire respecter les droits de l'enfant et d'éliminer les gens peu scrupuleux qui sous couvert de l'adoption ne pensent qu'à des intérêts financiers, mais s'il vous plait, que ce ne soit pas au détriment des enfants qui attendent un papa et une maman.

De plus, c'est encore à cause de ces gens malhonnêtes que certaines fondations tout à fait recommandables, qui ont toujours fait du bon travail, sont aujourd'hui pénalisées.

Merci d'avoir pris le temps de lire ces quelques lignes et nous espérons du fond du cœur que cette situation va bientôt prendre fin et qu'enfin des enfants vont pouvoir continuer à être serrés dans les bras d'un papa et dune maman qui ont tant d'amour à donner.

Eric et Nathalie Piet Berton De Lestrade


Famille GIRAULT
Château-Chinon, le 19 octobre 2001

J'ai rencontré, fin septembre 2001, la petite Lenke MAILAT, âgée de 12 ans, dont l'adoption m'a été proposée par la Fondation Fericiti (Monsieur Doru DRAGAN) de Bucarest.

Cette fillette m'a immédiatement "adoptée" elle aussi comme sa maman et nous avons passé quelques excellentes journées ensemble. Elle espère actuellement que les démarches seront terminées pour Noël.

Malheureusement, mon dossier est bloqué depuis le 8 octobre par l'ordonnance d'urgence de Monsieur le Premier Ministre roumain.

Ce dossier est arrivé au Comité Roumain pour l'Adoption, après avoir obtenu le 4 octobre, l'accord du Département de Covasna. Dès que le Comité aura donné son autorisation, il sera présenté au Tribunal.

- La MAI avait envoyé ma demande en avril 2001 et le CRA l'a ensuite transmise à la Fondation Fericiti.

Je vous serais donc très reconnaissante d'intervenir afin que Lenke vienne le plus tôt possible en France, et que l'on ne prive pas cette fillette de sa maman, elle qui "n'a encore jamais eu de mère".

Veuillez recevoir, Mesdames, Messieurs, avec tous mes remerciements pour votre attention et pour vos efforts, l'expression de ma respectueuse considération.

Geneviève GIRAULT


Famille Fayet-Massat
Marseille, le 01 juillet 2001

Nous avons obtenu notre agrément auprès de la D.I.S.S. en septembre 1998 et nous avons immédiatement commencé la recherche d'une association française susceptible de nous aider dans notre démarche d'adoption à l'étranger.

Nous nous sommes heurtés à de multiples refus, le plus souvent justifiés par notre jeune âge (34 et 35 ans à l'époque) ou par un nombre de dossiers en attente trop important. Face à ce constat d'échec, nous avons décidé de nous tourner vers une démarche individuelle.

La Roumanie semblait alors un pays d'origine intéressant. Il avait signé la convention de la Haye, et on pouvait y adopter des enfants en bas âge (moins de un an et demi). Nous avons donc constitué notre dossier qui est parti en Roumanie via la M.A.I. en février 2000.

L'attente commence. Nous comprenons vite qu'il existe une sorte de concurrence entre Américains et Européens pour les adoptions en Roumanie, sans parler, bien entendu, des familles roumaines désireuses d'adopter dans leur propre pays.

Au bout de quelques mois et suite à un voyage à Bucarest, le responsable de la fondation roumaine dans laquelle nous avions placé notre dossier nous explique qu'il serait souhaitable de changer d'institution. Nous sommes sûr qu'il donne maintenant la priorité aux couples américains. Sept mois de perdus.

En septembre 2000, nous trouvons une nouvelle fondation (Copii Lumii Romania) qui nous assure qu'un délai de quatre ou cinq mois est suffisant pour obtenir une proposition d'enfant. L'espoir renaît. En décembre 2000, les élections présidentielles en Roumanie bloquent les adoptions internationales. Nous prenons notre mal en patience. Mais début 2001, la tonalité des informations que nous avons en provenance de la Roumanie change un peu.

On parle maintenant de réorganisation générale et nous entendons, assez souvent, parler d'une représentante de la communauté Européenne pour la Roumanie qui se nomme Emma Nicholson. Très rapidement, le discours de Madame Nicholson, relayé et sûrement un peu déformé par les médias roumains et américains, dresse un portrait catastrophique de l'adoption internationale en Roumanie.

Il est sûr que les procédures d'adoption dans ce pays ne sont pas toujours très claires. Néanmoins, de nombreuses familles ont choisi, en toute transparence et dans le respect de la législation de la convention de La Haye, de mener à bien une adoption en Roumanie, et dans ce cadre il est assez difficile de voir notre projet dénigré. Nous devrions presque avoir honte de vouloir adopter dans ce pays.

Nous sommes maintenant en Juillet 2001. Les adoptions sont fermées en Roumanie depuis 7 mois. Nous venons d'apprendre que, loin de reprendre les adoptions, le gouvernement Roumain décide (semble-t-il sous la pression de la communauté Européenne) un moratoire de un an. La nouvelle est rude. Notre dossier est en Roumanie depuis 18 mois et on nous demande d'attendre un an de plus (au minimum).

Notre fondation en Roumanie ne nous contacte plus et nous devons sans cesse lui téléphoner pour essayer d'avoir son point de vue sur la situation. La M.A.I., qui est sensée suivre les dossiers, ne nous délivre que des informations de nature générale déjà anciennes sans nous parler de notre dossier. Nous sommes dans le plus grand désarroi et c'est pourquoi nous nous adressons à vous pour obtenir des informations précises.

Devons nous considérer que notre dossier, visé par la M.A.I., n'est plus viable ? La France et la Roumanie comptent-elles traiter les demandes d'adoptions déjà déposées depuis de longs mois auprès des fondations roumaines ? Existe-t-il des négociations entre la France et la Roumanie pour réorganiser les adoptions internationales et dans l'affirmative, que pouvons nous espérer de ces discussions et à quelles échéances ?

Mais au delà de notre cas, quelle est la situation en Roumanie pour les enfants placés dans les orphelinats ?

Nous ne sommes pas sûr que le moratoire représente, pour eux, la meilleure solution et nous avons des doutes sur les capacités des fondations roumaines à financer les familles d'accueil sans l'aide des adoptants. Comme vous le voyez, nous nous posons beaucoup de questions et nous ne savons pas exactement quelle est la position de la France dans cette situation difficile.

Anne Fayet-Massat et Jean-Luc Massat


Famille Maréchal - CHATOU (78)
Bonjour,

Nous avons un agrément depuis juillet 2000 et avons initialement lancé nos recherches en Roumanie où nous avons de la famille (une belle sœur Roumaine).

Nous avons rapidement été confrontés à la face 'noire' du système. En effet, en contact avec une fondation, nous nous sommes déplacés à Bucarest un peu avant les élections qui ont bloqué le processus d'adoption.

Nous avons du arrêter nos démarches. Le jeune bébé (4 mois) en 'bonne santé' qu'on nous a présenté, souffrait finalement de 'trisomie 21' (constaté par un médecin agréé par l'ambassade de France).

Si cette fondation était manifestement 'véreuse' (confirmé s'il le fallait par des conditions financières indécentes de même que le train de vie du président de la fondation.).

Il n'en reste pas moins que nous avons aussi rencontré une assistante maternelle qui prenait un grand soin d'un enfant en difficulté, que nous avons 'palpé' la réalité quotidienne délicate des enfants en Roumanie, et que plusieurs roumains nous ont confirmé le besoin de trouver des familles pour des enfants.

Notre projet d'adoption n'a pas abouti et malgré notre expérience 'malheureuse', nous attendons la 'réouverture' pour relancer nos démarches.

Famille Maréchal


Famille ACHDDOU - SEVRAN
Nous tenons à crier notre révolte suite aux dernières dispositions gouvernementales roumaines qui ne font qu'ajouter à la détresse de milliers d'enfants en attente de famille et à celle de parents qui rêvent de construire une famille en accueillant dans leur foyer un enfant qui ne demande qu'à aimer et à être aimé.

Lorsque l'on connaît les procédures rigoureuses que l'on doit suivre et les contrôles mis en place pour arriver au terme de l'adoption, comment peut-on arguer de possibles trafics d'enfants dans notre pays et leur interdire, ainsi, de connaître le bonheur qu'ils sont en droit d'attendre ?

Sous prétexte de protéger ces enfants, de veiller à leur sécurité et à leur bonheur, on leur refuse bien au contraire le droit de vivre dans une vraie famille ?

Alors, Mesdames, Messieurs, vous qui défendez le droit au bonheur de nos enfants, faites en sorte que ce droit s'exerce dans l'intérêt de ces enfants qui ont déjà trop souffert et soyez à nos côtés pour que enfants et parents soient enfin réunis.

Nous croyons devoir encore nous armer de patience . mais, de grâce, faites vite !

MERCI et bon courage à nous tous .

Mr et Mme ACHDDOU


Jocelyne BARTHEL METZ (57)
Un témoignage de plus, à quoi bon ? J'ai longtemps hésité. Mais je n'en puis plus d'être baladée d'espoir en déception tous les quinze jours depuis février.

Lorsque j'ai envoyé mon dossier en janvier en Roumanie, la MAI m'a dit "vous avez de la chance, c'est un des pays les plus rapides !" La fondation m'avait assuré un délai de un à trois mois, et j'avais rencontré deux couples qui effectivement avaient eu une proposition d'enfant au bout d'un mois.

Je venais à peine de faire tapisser la chambre d'enfant lorsque fin février m'est parvenue une lettre de la fondation annonçant un blocage jusque avril-mai.

En avril on nous a dit c'est Pâques, c'est un pays orthodoxe, c'est la fête la plus importante de l'année, il y a beaucoup de jours fériés...

En mai : une loi sur la protection de l'enfance va être votée, cela reprendra après. 4 juin vote de la loi sur la protection de l'enfance, mais fin juin patatras ! Moratoire d'un an sur l'adoption internationale.

Fin juillet espoir, M. Jospin en Roumanie, les dossiers en cours ne sont pas concernés par le moratoire. Mais ce sont les vacances parlementaires, il faut attendre septembre.

Début septembre : un règlement va être voté, des attributions d'enfants aux fondations vont avoir lieu en octobre et le 8 octobre re-patatras, ordonnance d'urgence (quelle urgence grands dieux ?), reblocage pour un an !

On joue avec nos nerfs et c'est intolérable, on joue avec la vie de nos enfants et c'est inacceptable. Et tout cela à cause de quoi ? A cause d'une baronne anglaise qui est contre l'adoption internationale et qui détient un moyen de pression sur les politiciens roumains.

Le droit d'un enfant à être élevé dans son pays, dans sa culture ? Le premier droit d'un enfant, c'est celui d'être élevé avec amour au sein d'une famille, et non entre les quatre murs froids d'un orphelinat, quel que soit le pays.

Et nous sommes tous citoyens de la même planète ! Non, nous ne sommes pas des voleurs d'enfants, nous sommes des donneurs d'amour ! Il est inadmissible que Mme Nicholson traite une famille américaine adoptante d'égoïste parce qu'elle veut adopter une fillette de 8 ans qui n'a aucune chance d'être adoptée un jour dans son pays.

Sinon cela serait déjà fait ! Il est parfaitement illusoire et utopique de croire que les enfants roumains seront tous adoptés dans leur pays.

Même si les adoptions nationales ont doublé depuis le début de l'année, elles n'atteindront jamais le chiffre des adoptions internationales. Et comment serait-ce possible dans un pays où le salaire mensuel moyen est de 700 F, où l'inflation annuelle est de 30 % et où la plupart des enfants abandonnés le sont pour des raisons économiques.

Que Mme Nicholson s'inquiète des procédures d'adoption aux Etats-Unis je le conçois. Qui n'a pas entendu parler de ventes d'enfants sur Internet, d'enfants adoptés à la naissance (ou même avant) sans que la mère biologique n'ait le temps de revenir sur sa décision.

Mais pourquoi mélanger tout le monde dans le même panier ? Les pays d'Europe ont presque tous signé la convention de La Haye, la France a des procédures d'agrément et de contrôles sociaux qui mettent les enfants à l'abri de telles pratiques.

Concernant le fait d'enlever un enfant à sa culture, je me suis interrogée sur le sujet, et c'est justement pour cela que j'ai choisi la Roumanie ! Parce que c'est un pays latin, et que des liens historiques unissent nos deux pays, que la francophonie et la francophilie y tiennent une grande place.

Egalement parce que c'est un pays qui n'est pas trop éloigné géographiquement et que cela facilitera les choses plus tard si mon enfant veut le découvrir. En bloquant les adoptions en Roumanie, Mme Nicholson ne fait qu'inciter les gens à adopter ailleurs, en Asie, en Haïti.

Le déracinement des enfants n'en sera que plus grand.

Et puis surtout, je voudrais rejoindre la famille américaine dont nous avons lu des lettres sur ce site, pour inciter la baronne Nicholson à aller visiter des orphelinats roumains sans être accompagnée d'autorités officielles.

Pour qu'elle y découvre la vie à laquelle elle condamne les enfants depuis des mois et pour un an encore. Des enfants qui auront moins de chance d'être adoptés ensuite, parce qu'ils seront trop grands ! Toute une génération de sacrifiée !

Bien sûr les orphelinats ne sont pas tous comme ceux que l'on a découverts à la chute de Ceausescu, mais la vie n'y est pas rose pour autant. Je n'ai pas encore eu la chance d'aller sur place, mais j'ai rencontré plusieurs personnes qui sont revenus avec des enfants.

Oui il y a peut-être des dessins de Walt Disney aux murs, oui les enfants sont peut-être bien habillés, oui ils sont nourris (peut-être pas toujours à leur faim), mais ils manquent totalement d'amour, personne ne les prend dans les bras, personne ne leur parle gentiment en les regardant dans les yeux, personne ne leur apprend à marcher, à parler.

Il y a des toboggans et des jeux de jardin dehors (sans doute financés par des associations humanitaires ou par la Communauté européenne !), mais les enfants n'ont pas le droit de sortir.

Il y a des jouets regroupés dans une pièce, mais ils servent aux enfants du personnel.

Je voudrais m'adresser à vous, Mme Nicholson, à vous et aux politiciens roumains qui agissent ainsi non pour le bien des enfants, mais pour se faire bien voir à vos yeux et pouvoir un jour entrer dans la communauté européenne, mythique Eldorado à leurs yeux, rêve d'une économie meilleure pour leur pays en crise.

Avez-vous des enfants ? Sinon, que connaissez-vous à nos souffrances et à celles des enfants de Roumanie ou d'ailleurs ? Et si oui, Mme Nicholson, j'ai une question subsidiaire :

accepteriez-vous de laisser vos enfants passer un an ou plus dans un orphelinat roumain ? Parce que c'est ce à quoi vous condamnez les nôtres !

J'ai un enfant qui vit dans un orphelinat roumain, Mme Nicholson. Je ne connais ni son nom, ni son âge, je ne sais encore rien de son histoire.

Mais je l'aime déjà depuis des mois, notre destin était de nous rencontrer cette année et vous l'avez brisé. Mon enfant est seul dans son petit lit à barreaux, personne ne lui sourit, personne ne le prend dans ses bras, on lui coince un biberon de temps en temps entre deux barreaux du lit.

Il a faim, il a froid, il a PEUR. Personne pour le bercer, il ne sait pas ce qu'est un jouet, il ne sait pas ce que c'est que d'aller dehors. C'est comme ça depuis des mois, et pour un an encore, peut-être plus, peut-être pour toujours.

Voilà ce à quoi vous avez condamné nos enfants, Mme Nicholson. Et ils sont des milliers comme lui, et nous sommes des centaines à les aimer, à vouloir les prendre dans nos bras, les embrasser, et nous sommes empêchés de le faire à cause de politiciens qui vous écoutent.

Ouvrez les yeux Mme Nicholson, faites tomber les oillères que vous portez lorsque vous regarder l'adoption internationale. Car c'est un acte d'amour, pas un rapt ni un crime.

Le crime, c'est de laisser les enfants roumains dans les orphelinats alors que des milliers de familles sont prêtes à les accueillir. Peu importe que ce soit en dehors de leur pays, ce dont un enfant a besoin pour grandir, ce n'est pas d'une nationalité ou d'une culture, c'est de pain et d'amour.

Jocelyne BARTHEL


Famille GRAMET NICE (06)
Après plusieurs années d'acharnement thérapeutique pour avoir des enfants de façon naturelle, nous avons décidé de nous tourner vers l'adoption, afin de donner à un enfant tout l'amour accumulé durant tout ce temps.

Nous avons déposé notre dossier de candidature en Roumanie juste avant que le gouvernement n'impose un moratoire d'un an.

Depuis ce jour, comme tant de famille dans la même situation, nous vivons des moments d'espoir (visite de M. Jospin en Roumanie, déclarations laissant supposer que les dossiers en attente seraient débloqués...)

Suivis de moments de révolte et désespoir (la déclarartion du 1er ministre Roumain récemment confirmant l'arrêt de l'adoption internationale pour un an..)

Que deviennent ces enfants qui grandissent dans les orphelinats ? Quel sera leur avenir ? Qu'attendez vous pour leur donner une famille, un foyer qui les chérissent?

On entend parler d'abus, comment peut il y avoir des abus provenant des pays signataires de la convention de la Haye?

Les procédures sont astreignantes, rigoureuses, les enquêtes psychologiques et sociales garantissent la volonté des familles candidates à l'adoption à aimer ces enfants comme leurs propres enfants.

De plus un suivi de l'enfant est effectué sur une période de deux ans. Que vous faut-il de plus?

Vous qui prenez ces décisions, vous êtes certainement parents, vous devez comprendre notre désespoir de ne pouvoir procurer à un de ces enfants abadonnés tout ce qu'un enfant est en droit d'avoir : une famille, une maison, le bonheur...

Vous dîtes que votre priorité c'est l'avenir de ces enfants, notre priorité à nous c'est d'en rendre au moins un heureux.

Famille GRAMET


Famille FORGUES ST SULPICE (81)
Nous avons eu le bonheur d'accueillir Délia en 1998 dans notre famille. Originaire de Constanta (Est de la Roumanie), Délia a aujourd'hui trois ans et demi.

Elle est en excellente forme et réclame depuis un certain temps un petit frère ou une petite soeur.

Les relations que nous avons gardées avec la Roumanie sont très bonnes et une vraie amitié s'est instaurée. Nous avons depuis 9 mois un nouvel agrément et notre dossier est en Roumanie depuis avril 2001.

Les décisions de gel de l'adoption internationale sont évidemment très mal vécues, surtout par Délia qui ne comprend pas qu'elle ne peut plus aller chercher un petit frère comme elle.

Nous avons été un peu choqués par le caractère brutal de cette décision. Il est vrai qu'en trois ans, les donations déjà élevées ont doublé et il y a eu une multiplication des fondations.

Mais à qui la faute ? Aujourd'hui les principales victimes sont les enfants qui s'entassent et qui sont voués au malheur et à l'absence d'amour dans une période charnière de leur existence et les parents que l'on prive d'espérance.

Il aurait été bien plus judicieux que le gouvernement prépare une nouvelle loi (indispensable il est vrai) en laissant ouvert l'adoption internationale, qu'il essaye immédiatement de contrôler au maximum les donations et leur attribution (c'est tout à fait possible puisqu'on passe obligatoirement par le CRA) et qu'ensuite il mette en application les nouvelles dispositions.

En fait cela ressemble à un coup médiatique pour ne pas perdre les chances de rentrer dans la Communauté Européenne et un règlement de compte interne à des fins politiques.

Dommage que cela se fasse encore une fois sur le dos des enfants qui n'ont pas choisi de naître et des parents dont le seul but est de donner de l'amour à des êtres qui ne font qu'en demander.

Délia, Fabienne et Wilfrid FORGUES


Famille DEMONTOUX Castries (34)
Nous venons de lire vos témoignages et c'est avec beaucoup de tristesse que nous nous reconnaissons dans vos histoires.

Nous aussi attendons de pouvoir accueillir un ou des petits "bouts de chou"(nous avons un agrément pour une fratrie), pour pouvoir leur offrir tout l'amour et la tendresse qu'un enfant a le droit de recevoir, les droits de l'enfance on en parle assez souvent, alors ou en est-on ?

Pourquoi ne sont-ils pas respectés dans le cas présent?

Nous condamnons bien sûr tous abus qui ont pu ou pourraient faire souffrir un enfant quelque soit sa nationalité, mais comme beaucoup de parents souhaitant adopter, nous ne pensons pas avoir le profil de "trafiquants d'enfants", en France les enquêtes sociales et psychologiques sont assez poussées pour faire une sélection sérieuse des postulants à l'adoption.

Notre dossier est complet, il est enregistré par la MAI et en Roumanie, peut-être qu'a l'heure ou nous vous parlons, "nos enfants" sont là bas, privés de beaucoup de choses, et nous ne pouvons rien faire, nous devons attendre le bon vouloir de certaines personnes qui sont sensées oeuvrer dans notre intérêt.

Alors s'il vous plait, oubliez vos stratégies politiques et économiques et pensez plutôt que vos décisions influencent la vie et l'avenir d'enfants, vous êtes sans doute parents et vous devez comprendre combien il est dur de supporter cette injustice, laissez leur une chance !

Merci de votre attention.

P.S : Nous n'avons pas de petit garçon qui s'appelle Arthur, mais un petit chien trés calin qui s'appelle Balou, et lui aussi attend avec impatience son ou ses futurs petits maître pour avoir encore plus de calins.

Philippe et Viviane


Domitian MACE à VILLEDIEU LES POELES - 50
Bonjour,

Je m'appelle DOMITIAN. Ce n'est pas un prénom français, comme vous le voyez. Je suis donc né en Roumanie dans la région de Buzau. J'ai maintenant 12 ans. Voilà mon histoire :

L'année de ma naissance, j'ai été abandonné dans un hopital et j'y suis resté 3 ans. Après cela, j'ai été accueilli à l'orphelinat de la Beceni.

Tout le monde faisait ce qu'il pouvait mais les moyens manquaient. J'ai eu la chance de rencontrer Marine, une psycho-thérapeute française qui m'a beaucoup aidé.

Je lui demandé de me trouver des parents. J'ai beaucoup attendu. Un jour, ils sont venus. Vous n'imaginez pas ma joie. Cette année là, en 96, ils m'ont emmené en vacances, pendant 15 jours, sur le bord de la Mer Noire.....

un délire ! J'ai pu voir des voitures, des camions, des cars, des trains, et même un avion. Extraordinaire, n'est-ce pas ? cela me changeait des voitures à cheval.

Je suis reveu à l'orphelinat car les papiers n'étaient pas faits. J'ai dit "au revoir" et j'ai espéré les revoir un jour. Ils m'écrivaient des lettres. Ils m'envoyaient des gens de connaisance me rendre visite. J'attendais... j'attendais. J'ai appris, au mois de janvier suivant, que ma future maman était accidentée.

Alors j'ai pleuré car je ne croyais plus aller en France. J'avais 8 ans à l'époque.

Mais au mois d'avril, Marine m'a annoncé que une dame de Médecins du Monde était là pour m'emmener. Demain je prendrais l'avion ! Un miracle. Mille mercis à vous tous

Alors, vous les politiques, les dirigeants, vous qui detenez les pouvoirs, vous savez que j'ai quitté 140 000 enfants qui me ressemblent...

Allez-vous les laisser vivre une vie misérable ?

Pensez-vous à eux ?

Ils ne mangent à leur faim, ils ne sauront jamais ni lire ni écrire, ils ne connaîtront l'amour d'un père, d'une mère , d'un frère.

J'ai appris à lire à 9 ans. aujourd'hui je suis en 6e.

Pourquoi pas eux ? M'enleverez-vous mon rêve d'enfant de voir mes frères roumains heureux.

De partout arrivent des gens qui viennent demander des conseils à maman et à papa pour adopter en Roumanie. Plusieurs dossiers sont attente.

Expliquez-moi, s'il vous plait, le pourquoi de votre refus de rendre heureux tous ces enfants qui croupissent dans des mouroirs.

Ah ! oui je sais maintenant, vous n'avez sans doute jamais connu la misère.

Espérons que la lumière vous éclaire.

Ne les décevez pas ! Ne me décevez pas ! Je compte sur vous pour annuler tout de suite ce blocage inhumain.

Domi et son Adrien-Gheorghe, lui aussi d'origine roumaine,
et ses parents qui sont entièrement d'accord avec ce témoignage.


Famille TANGUY

Mesdames, Messieurs,

Il existe des révoltes et des indignations qui ne doivent plus se cacher. Les clamer haut et fort c'est exhorciser un peu une part de cette douleur enfouie dans notre cour depuis plus d'un an.

Nous sommes une famille comme tant d'autres banale, mais une vraie famille. Nous sommes également des parents, et c'est peut-être notre force à l'heure actuelle, car nous appréhendons certainement mieux le fait d'être privés de donner à nouveau tout notre amour et tout notre cour à la petite fille que nous souhaitons adopter.

Elle est là-bas quelque part, elle existe, certainement mal dans son cour d'enfant, elle devrait avoir l'insouciance, la spontanéité et la naïveté d'une enfant, mais déjà elle doit affronter si tôt la dureté de la vie, faire face seule aux problèmes des grands, devenir adulte avant même d'avoir été enfant.

En effet des lois, des décisions instruites dans le microcosme des administrations annihilent les valeurs essentielles de la vie et de l'amour, les sentiments humains, qui font que notre monde pourrait être bien plus juste et meilleur.

Nous sommes conscients que l'on représente peu de chose par rapport aux enjeux économiques et politiques, mais de quel droit peut-on prendre des enfants en otage ? Quelle loi peut refuser à un enfant le droit d'aimer en toute innocence un papa et une maman ?

Notre dossier est actuellement sur le bureau d'une fondation où des personnes charmantes tentent d'atténuer notre peine avec gentillesse et compréhension.

La procédure aurait pu aboutir rapidement, mais voilà .

Après avoir été ballotés pendant de longs mois, de mars à juillet 2001, nous avions repris espoir le 25 juillet dernier lors de la visite de Lionel JOSPIN à Bucarest.

A l'issue de leur entretien, " le Gouvernement roumain avait promis que toutes les demandes déposées avant juin seraient examinées (Cf. site Internet Premier Ministre).

Le 24 juillet, Mme Gabriela Coman récidivait à l'issue d'un entretien entre les organisations non-gouvernementales et Lionel JOSPIN qui indiquait que " pour les familles, qui ont entamé les démarches avant la mi-juin les procédures se poursuivent " (Cf. site Internet Premier Ministre)

Question : Comment ? De quelle manière ?

Or à ce jour, ce ne sont que nouvelles contradictoires, non-respect d'engagements verbaux. Nous aussi, futurs parents, avons le sentiment d'être des victimes et souhaitons être respectés, considérés pour notre honnêteté, notre sincérité, pour nos valeurs morales transmises par nos parents et que nous nous efforçons de transmettre à nos enfants.

Certes pour un enfant sans parent " une famille (d'accueil) vaut mieux qu'une absence de famille ". Mais de vrais parents valent bien mieux que des parents par substitution. Au traumatisme de l'orphelinat s'ajoute celui de la famille de transition.

Est-il sain d'élever des enfants dans la crainte et dans l'incertitude du lendemain ?

Nous ne mettons nullement en cause le fait qu'il y ait eu des abus épouvantables d'ordre sexuels ou d'autres financiers.

Mais doit-on sous prétexte d'éradiquer à juste titre, ces monstruosités, toutes pratiquées au détriment des enfants, punir des familles débordantes d'amour et respectueuses du droit de l'enfant, de sa culture et de son vécu, et meurtrir toujours plus ces enfants sans défense et objet de règlements de compte ou d'éthique politicienne ?

Respecter les droits de l'enfant, c'est être capable, nous adultes, de leur offrir le meilleur, de leur donner le droit absolu que tout enfant doit avoir : celui d'un Papa et d'une Maman à aimer.

Nous avons pour obligation fondamentale de leur donner le droit au bonheur et la liberté de choisir.

" On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille ", mais là vous pouvez, et eux aussi doivent avoir ce droit de parole.

Alors certes préparons des lois, des réglementations pour aider au mieux ces enfants en détresse, mais surtout, Messieurs, Mesdames les bureaucrates, n'oubliez pas d'agir avec bon sens.

Il y a des urgences et des priorités à prendre pour tenter d'apporter à ces enfants un avenir plein de promesses. Cessez de creuser le fossé de blessures dans lequel ils sont plongés depuis plus d'un an et dont les conséquences seront pénibles à évaluer.

Offrez leur enfin la Dignité.

Pour finir nous ajoutons quelque chose de très important à nos yeux. A l'heure actuelle, notre désir d'avoir un autre enfant est aussi intense que si c'était la première fois.

C'est l'enfant de notre cour et de notre tête. La grossesse est longue : déjà 2 ans depuis le début de notre projet !

Il y a 18 mois, une psychologue demandait à un enfant de 5 ans s'il était heureux d'avoir une petite sour qui ne serait pas un bébé. Depuis ce jour, il accumule cadeaux (dessins), jouets (les siens !) dans une boîte pour sa petite sour.

Il ne se passe pas une semaine depuis 18 mois sans qu'il nous demande " c'est quand que j'aurai ma petite sour ? ". Certes nous lui parlons, insistons sur le fait que c'est difficile et qu'il faut être patient, mais comment demander à un enfant de 5 ans de penser ou de réfléchir comme un adulte ? Cet enfant, c'est notre fils, Arthur.

En conclusion, par ce courrier, nous faisons appel à votre amour de parents, à votre conscience et à votre sens de l'humanité et du devoir.

Nous vous remercions d'avoir pris le temps de nous lire et nous restons persuadés que vous ne resterez pas insensible à notre demande et à celle de nombreux parents qui se languissent.

Merci. Famille TANGUY


Geneviève VALENTIN à SAINT-GRATIEN (95)
Enseignante, célibataire, j'ai eu mon agrément fin Novembre 2000.

Connaissant des roumains et des familles adoptives d'enfants roumains, j'ai choisi ce pays et un dossier a été envoyé pour moi par la MAI en février 2001.

J'ai sélectionné grâce à des personnes travaillant à l'aide à l'enfance roumaine, la fondation qui s'occuperait de mon dossier.

En effet, étant donné les dérives, ce choix m'apparaissait très important. Je ne reviendrai pas sur la situation actuelle car je pense que tout a été dit.

Je voudrais juste poser à la commission européenne les questions suivantes. Pourquoi bloquer toutes les adoptions internationales en laissant mourir sûrement plus d'enfants que les trafics ne l'auront fait ?

Pourquoi ne pas laisser les deux ou trois fondations sérieuses de Bucarest continuer à attribuer des enfants aux différentes demandes ?

Pourquoi sanctionner un pays comme la France très rigoureux en matière d'adoptions.

Pourquoi aussi certaines OAA n'ont pas joué leur rôle en refusant les fondations roumaines pas claires ?

La MAI, elle, a au moins essayé de trier les fondations.

Mme Gabriela COMAN a assurée à Mr Jospin que les procédures se poursuivent pour les dossiers envoyés avant le 21 Juin 2001 et il lui est impossible de tenir parole, la commission européenne faisant pression pour l'interdiction actuelle des adoptions.

La France n'a-t-elle aucun pouvoir dans cette commission ?

Je suis révoltée par ces questions auxquelles je n'ai pas de réponse et par le goufre entre les décisions politiques et l'avis des gens qui se battent sur le terrain pour alléger la souffrance des enfants.

Je me réveille chaque matin en espérant un changement.

Geneviève


S.GILLET à Montigny Le Bretonneux

J'ai débuté la procédure d'adoption le 6 Janvier 1998.

J'ai d'abord écopé d'un refus d'agrément en fevrier 1999, pour des critères que j'ai retrouvés dans les motifs de refus de 4 autres célibataires... On a sans doute voulu tester ma motivation : s'il avaient su ce qui m'attendait par la suite, il n'en aurait pas douté de ma motivation !

Sur recours gracieux, j'ai obtenu un agrément pour un enfant de moins de 5 ans à la commission de fin février 2000, agrément papier reçu le 6 Avril.

J'avais entre temps préparé des dossiers pour 2 OAAs, dont un que j'ai envoyé dès le 9 Avril, le temps de me déplacer en personne à l'ASE pour récupérer les rapports et les copies conformes. Fin Juin soit près de 3 mois après, j'ai reçu sa réponse : NON. Sans motif. La seconde oeuvre m'a répondu non aussi, mais en 3 jours.

Me rendant en Roumanie au mariage d'une amie en juillet 2000, j'ai rendu visite à une fondation qui a accepté mon dossier. En toute fin 2000, on m'a proposé d'adopter Georgiana, 6 ans.

La suite, vous la connaissez : le temps que je vérifie son histoire, son dossier médical, etc... les attributions officielles avaient cessé. Pensant à une interruption limitée, j'ai quand même demandé une extension d'agrément.

Je ne l'ai obtenu qu'en juillet 2001 : un agrément nominatif, pour adopter Georgiana et elle seulement, agrément qui annule et remplace le précédent. Elle méritait bien ce "risque" à mon avis...

Et depuis, comme vous tous, j'attends. Et, bien pire, Georgiana aussi. J'attends que la politique ne soit plus seulement des mots de pouvoir, mais aussi des actes tels que pour s'assurer vraiment du respect des droits de l'enfant, du respect des conventions internationales qui disent que l'intérêt de l'enfant prime par dessus tout.

Une histoire banale, ici, sommes toutes... Mais qu'est-ce qu'elle fait mal.

En ce moment encore plus violemment que d'habitude, j'ai besoin d'agir, je ne sais pas encore dans quel sens mais ça bouillonne. J'espère que vous êtes tous prêts aussi...

Amicalement.
Sylvie G comme Georgiana


Famille MENDES à TAVERNY (95)

Récapitilatif d'un douloureux chemin:

- Agrément en juin 98

- Mars 99: Dossier ok, dépôt du dossier dans une OAA en France, procédure interrompue suite à quelques problèmes.

- Dépot du dossier fin 99 à la M.A.I. pour une démarche individuelle.

Après plusieurs fondations en Roumanie et quelques déboirs, nous déposons notre dossier à la fondation COPII LUMII ROMANIA en septembre 2000.

Le dossier de Corina nous est proposé fin novembre 2000.

L'espoir nous revient, nous partons la voir le 10 décembre 2000.C'EST MERVEILLEUX. Notre dossier se concrètise.

PATIENCE, c'est le mot clef car il y a le changement de gouvernement, blocage du CRA.

Finalement passage au tribunal le 21 mars 01: MIRACLE, Corina nous est confiée mais il nous faut attendre le délai d'appel.

Le jeudi 12 avril 01 nous avons l'adoption de Corina qui nous est confirmée. C'est le Bonheur avec un grand B, nous préparons sa chambre et son arrivée finalement avec tout notre amour.

Départ le 19 avril pour aller la chercher dans la famille d'accueil qui l'a préparé à son adoption (elle a 18 mois)

Mais le mardi 17 avril 2001, le cauchemard commence!!

La mére, qui a signé l'acte d'abandon puis un consentement à l'adoption, fait appel dans le délai accordé (lettre reçue au tribunal le 16)

Elle n'avait jamais manifesté d'intéret pour sa fille. Nous faisons appel nous aussi: Elle ne se présentera pas au tribunal le 08 05 2001.

Pas de nouvelle ni pour la justice, ni pour Corina. Après plusieurs reports, nous partons pour le tribunal le 13 07 01.

Entre temps, toujours pas de nouvelle de sa part, nous ne comprenons pas pourquoi.

Le CRA et la D.D.de l'enfance sur place nous soutiennent pour l'adoption.

Le 13 07 01 son avocat informe durant l'audience qu'un père vient de reconnaitre Corina le matin même, mais ils ne sont jamais allés la voir.

En parallèle, Mme Nicolson s'acharne contre l'adoption internationale ce qui selon nous a modifié la décision des juges et à occulté l'intérêt de l'enfant, ainsi que le non respet de LA CONVENTION DE LA HAYE.

L'adoption est rompue, après 2 mois 1/2 Corina est toujours dans sa famille d'accueil (qui est heureusement formidable), pas de demande des parents et inpossibilité pour nous d'en rester là.

Après beaucoup d'interventions auprès de la MAI, finalement une lettre sera envoyée au CRA pour des explications.

Nous informerons aussi Mr JOSPIN, et diverses associations Françaises.

Nous attendons des explications... Une autre mauvaise nouvelle aujourd'hui, c'est que MMe NICHOLSON ne veut pas que les adoptions en court reprennent.

Jusqu'à quand ? Nous devons nous faire entendre en France, mais aussi en Roumanie et plus nous serons nombreux plus nous ferons avancer les choses.

Nous gardons espoir malgrè tout et je suis prête à étudier l'ouverture d'une association pour que l'on ait plus de poids

Bon courage à tous les parents et le regard d'un enfant peut nous donner la force de passer des montagnes...

Vous pouvez aussi me contacter au 06 22 07 18 68

MMe MENDES à TAVERNY (95)


Famille GINGRAS BERNIER CANADA

Nous, notre demande est faite depuis le 17 octobre 1998.

Nous avons été acceptés en ROUMANIE depuis le 31 janvier 1999.

Nous avons jamais eu de propositions.

Nous avons fait une demande pour une fratrie avec une fille,
je trouve que tout n'a pas d'allure c'est trop long

Il y a beaucoup d'enfants qui attendent des papas et des mamans aidez-nous s.v.p.

Famille GINGRAS BERNIER


Famille PANSOLIN

Voila 3 mois que nous avions tous appris, suite au rapport de la Baronne de NICHOLSON, l'arrêt des procédures d'adoption Roumaines. Nous n'avons aucun mal à imaginer la déception de toutes les futures familles, qui comme nous, attentent avec tant de joie et d'émotion leur enfant.

Début Juillet la visite de Monsieur JOSPIN à Bucarest nous redonnait espoir! du moins pour les familles Françaises qui comme nous avaient un dossier déposé au CRA avant Décembre 2000.

Depuis nous allons tous d'informations officielles en bruits de couloirs, et nous attendons de semaines en semaines l'annonce tant espérée de la reouverture des dites procédures....

Combien de temps allons nous encore devoir s'accrocher à de faux espoirs?!!

la dernière informations nous reporte encore à la semaine prochaine, où enfin il devrait se passer quelque chose.

Nous sommes quelque peu soulagés de constater que le dernier rapport de la Communauté Européenne soit plus modéré voire satisfait.

notre dossier est enregistré au CRA depuis le 15 septembre 2000, soit 1 an!!!

Une année durant laquelle nous avons fait plusieurs voyages en Roumanie, pour voir autorités officielles et avocat.

Lors de ces différents voyages nous avons été consternés de voir tous ces enfants pris au piège d'une situation qu'ils n'ont jamais voulus.

Combien de petits bras tendus, de regards tristes, il est impossible de rester indifférent à ces appels du coeur.

A l'heure où le Grand mot est " protection de l'enfance" qu'on nous explique en quoi laisser ces enfants dans des orphelinats, les protègent!

de plus, le système actuel d'attribution des enfants vers les différents orphelinats sous forme de points ne peut pas inciter les dits établissements à favoriser l'intérêt de l'enfant. L'objectif de ce principe, instaurer par l'Etat Roumain lui même, n'est il pas d'avoir un grand nombre d'enfants pour réaliser de nombreuses adoptions et ainsi obtenir un maximum de points??

Lorsqu'on constate le manque d'attention porté aux enfants dans certains établissements, nous ne comprenons pas pourquoi le nombre de ces orphelins n'est pas limité par centre! Pourquoi les "petits " orphelinats, qui privilégient la qualité des soins donnés aux enfants, ont tant de mal à obtenir de l'Etat roumain ces fameux POINTS!!!

Il est donc évident que le fonctionnement actuel est en réel décalage avec la Bonne Volonté:
* celle des petits établissements qui prônent la protection de l'enfance,
* celle des futurs parents et de leur force d'amour,
* celle de nombreuses associations caritatives,
* et nous l'espérons celle de l'Etat Roumains conscient de ses faiblesses mais fort de ses nouvelles ambitions.

En conclusion, l'heure est à l'action, et s'il nous est donné de pouvoir lancer un message à tous ces Politiques: soyez plus humains et s'il vous plait, pensez avec votre coeur lorsque vous prendrez des décisions avec des conséquences directes sur l'avenir de ces enfants!

Notre voeux le plus cher, pouvoir enfin embrasser notre enfant

Famille PANSOLIN


Famille HANSSENS
BRUXELLES (BELGIQUE)

Chers futurs parents je suis de tout coeur avec vous.

J'ai adopté ma fille Manuela en 1990. Apres de sérieuses péripéties.

La aussi les adoptions ont déja été suspendus pendant un an .

Bien sur je ne connais pas la situation actuelle dans le domaine la-bas .

Mais je me felicite tous les jours que Dieu fait quand je regarde ma fille, et je pense que c'est la plus belle chose que j'ai jamais fait de ma vie.

On ne peut se rendre compte des choses si l'ont ne va pas sur place pour voir les conditions de vie des Enfants sans amour.

Et que ce soit en Roumanie ou ailleurs .

Qui peut se permettre d'empêcher un lien d'amour de se former. Et surtout pourquoi?

Je ne peux pas m'empêcher de penser a la vie que ma fille aurait eu en restant dans un orphelinat.

Bon courage et je vous souhaite beaucoup de succès en esperant que grace a vous, d'autres Enfants seront tres vite heureux.

Je n'ai qu'une devise dans ma vie, tous les Enfants du monde sont mes Enfants.

Famille HANSSENS


Famille GAUTHIER
NOTRE DAME DE BONDEVILLE (76)

Bonjour,

Je vous écris car moi aussi je dois adopter en Roumanie.

Cela me tracasse on ne sait toujours rien, et si ça va durer encore longtemps.

Car pendant ce temps là, il y a des petits Enfants qui attendent des parents, et des parents qui attendent ces petits Enfants.

Je m'endort en pensant que demain j'aurais, un message sur mon ordinateur qui me dira de venir voir mon Enfant en Roumanie.

Chez moi, tout est prêt pour ce, ou ces petits Enfants, car nous avons demandé un Enfant ou une fratrie.

Notre plus grand bonheur sera quand on nous dira qu'ils nous attendent, et qu'ils nous verrons, et que nous les verrons.

C'est pour ça que nous demandons au comité Roumain de faire le plus vite possible, car il y a des petits Enfants qui attendent leurs parents et nous, sans les connaitre, nous les aimons déjà.

Mais nous savons que Dieu benira cette demande, qu'Il parlera dans le coeur de ces gens qui ont l'avenir de ces Enfants dans leurs mains.

Nous pensons trés fort aux personnes qui sont comme nous dans cette attente.

Famille GAUTHIER


Famille FORTUNA
FONTENAY LE FLEURY (78)

Certes il y a de l'abus en tout mais je ne comprends pas non plus cet arrêt momentané de l'adoption en Roumanie.

Nous sommes allés chercher Andréa notre fils en Octobre 2000 en roumanie grâce à l'intervention d'une association Française.

Nous n'avons pas du tout ressenti de trafic quelconque, nous avons rencontré en Roumanie des assistants sociaux sérieux et soucieux d'offrir un avenir a ces enfants.

De plus le fait d'être suivis régulièrement pendant 2 ans et de devoir établir un rapport sur l'état de notre enfant et de son intégration pour le dossier d'adoption en Roumanie est une preuve suffisament flagrante de sérieux.

Cela démontre aussi la volonté de la Roumanie dans la réussite de l'adoption de "ses enfants".

Je vous souhaite un dénouement heureux

carole FORTUNA


Famille RAOULT
PRINGY (74)

Pringy Le 08 août 2001

Objet :
Situation de l'Adoption Internationale en Roumanie.
Lettre ouverte à l'attention de Madame Nicole Fontaine, Présidente du Parlement Européen.

Madame la Présidente,

Qui sommes-nous ?
Nous sommes de futurs parents adoptants, ayant choisi la Roumanie comme pays d'origine de notre Enfant, nous possédons notre agrément MAI et Roumain depuis janvier 2001, et connaissons par ailleurs plusieurs familles ayant déjà adopté en Roumanie avec un bonheur partagé.

Situation actuelle en Roumanie :
Comme vous le savez certainement, les répartitions d'Enfants en vue d'adoptions internationales ont été suspendues en Roumanie mi-décembre 2000. Le 21 juin de cette année, un décret a bloqué officiellement l'adoption internationale pour 1 an à compter de la même date (21 juin 2002).

Raisons de cette interruption ?
Au-delà des choix politiques de changement pris fin 2000 par le nouveau Gouvernement Roumain au sujet de l'adoption, les objectifs fixés par Madame la Baronne Emma Nicholson (député au parlement Européen) semblent aujourd'hui loin d'atteindre les objectifs originels certainement louables mais néanmoins en décalage si l'on considère que la situation actuelle en Roumanie est un blocage complet des adoptions.

Aujourd'hui en Roumanie dans l'état actuel de statut quo, de nombreux enfants restent dans les orphelinats avec un espoir de trouver (et de donner) un bonheur somme toute légitime dans des familles adoptives, qui va s'amenuisant avec le temps.

Nous présumons que Mme Emma Nicholson alléguant des trafics de tous ordres connaît parfaitement le dossier et par la même peut notamment identifier d'où proviennent ces pratiques monstrueuses, et ainsi plutôt que de bloquer complètement le processus apporter par ces préconisations auprès du gouvernement Roumain toutes informations nécessaires permettant d'isoler ces réseaux frauduleux (voire bien sûr d'éradiquer) .

A notre connaissance les gouvernements Européens et notamment la France ont adoptés des procédures de régulation et de contrôle pendant et après les adoptions d'enfants (intra ou extra territoriaux ) permettant de minimiser (nous pensons plutôt éradiquer) ce type de pratique d'un autre temps.

Alors Madame la Présidente, du fond du cœur, avec les pouvoirs que nous vous avons confiés, merci de bien vouloir examiner avec compréhension le devenir des ces Enfants sans Famille et par la même des Familles comme nous en attentes.

Les Enfants sont otages de cette situation déjà depuis déjà 8 mois !

Bien sûr la situation doit être clarifiée et améliorée, mais au plus vite, l'Adoption Internationale doit reprendre, dans l'intérêt de tous ces Enfants et des nombreuses Familles honnêtes et pour certaines au désespoir, long étant le périple avant d'accéder à ce simple bonheur : avoir un enfant.

En vous remerciant d'avance, pour l'attention que vous porterez à notre courrier, veuillez agréer, Madame la Présidente, l'expression de notre sincère dévouement.

Famille RAOULT


Famille LORCHAT
CHAINGY (45)

Comme vous notre agrément a été validé en septembre 2000, pour un ou deux enfants.La procédure a été initiée en Novembre 1999.

Nous sommes passés par une association Française.

Nous en sommes au stade où l'association à accepté de continuer la constitution de notre dossier.

Nous avons rencontré la conseillère régionale qui a émis un avis favorable à la poursuite du dossier, c'était en mars 2001 .

La commission d'étude a donné un avis favorable pour la poursuite de notre dossier.C'était en mai 2001.

Depuis cette date nous attendons que l'association nous communique les coordonnées du psychologue qui doit valider la phase finale du dossier.

Nous sommes bloqués depuis cette date, et attendons de plus en plus impatiemment l'arrivée de nos enfants tant désirés.

Famille LORCHAT


Famille CHARQUET
LAMOTTE SERVOLEX (73)

Nous sommes de futurs parents ayant choisi la Roumanie
comme pays d'origine de notre Enfant.

Nous avons obtenu notre agrément en septembre 1999 et
notre petite fille est en orphelinat depuis fin septembre 2000.

Bientôt un an d'attente, et de souffrance des deux cotés.
La vie à l'orphelinat est trés difficile pour tous ces Enfants
(Manque d'affection, manque de soins médicaux).

Ces Enfants sont tellement désirés par nous, futurs parents,
prêts à leur offrir tout l'amour d'un Papa et d'une Maman.
Le bonheur d'un Enfant n'est il pas la chose la plus importante ?

Anne Marie et Laurent Charquet


Famille BLOND
VERSAILLES 78
Qui sommes nous ?

Nous sommes de futurs parents adoptants ayant choisi la Roumanie comme pays d’origine de notre Enfant, nous possédons notre agrément concernant l’adoption depuis juin 2000.

Situation actuelle en Roumanie :

Les répartitions d’Enfants en vue d’adoptions internationales ont été suspendues en Roumanie mi décembre 2000.

Le 21 juin suivant, un décret a bloqué officiellement l’adoption internationale pour 1 an à compter de la même date (21 juin).

Pourquoi cette interruption ?

Cette situation résulte notamment des objectifs fixés par Madame la Baronne Emma Nicholson député au parlement Européen et rapporteur du dossier de l’adhésion de la Roumanie à l’union Européenne.

Selon Madame Nicholson, l’Adoption Internationale serait le prétexte à un trafic d’Enfants, et que les sommes liées à ce « business » scandaleux, n’iraient pas œuvrer pour le bien-être des Enfants institutionnalisés.

La dernière réglementation mise en place en 1997 en Roumanie a sans doute entraîné quelques dérives financières en particulier avec certains cas d’adoptions individuelles.

Madame Nicholson va plus loin : Elle dit que des Enfants adoptés en Roumanie ont servi pour des trafics d’organes et sexuels. Les rapports de suivis des Enfants envoyés avec photos au comité Roumain pour l’adoption pendant 2 ans après leur adoption ont permis d’éliminer ces risques.

De telles pratiques sont naturellement monstrueuses, et nous sommes les premiers à les condamner.

Cependant !

Après consultation des Organismes Français Autorisés pour l’Adoption en Roumanie, tout le monde est d’accord que la situation redevient dramatique, pour les Enfants en orphelinats, à nouveau condamnés à rester sans Famille, déjà depuis plus de 6 mois et pour encore au moins 1 an.

Certains Enfants ne s’en remettront pas et deviendront autistes, le passé l’a déjà prouvé malheureusement.

Résultats sur le terrain :

Au delà des débats politiques, cette lettre est avant tout une lettre venant du cœur de parents souhaitant offrir une Famille à des Enfants sans Papas ni Mamans.

Nous comprenons la volonté de privilégier déjà l’adoption Nationale, et ce, quelque soit le pays, mais en Roumanie, elle représente simplement 1/4 des adoptions.

Que deviennent les autres Enfants pendant ce temps ? quel avenir pour ces Enfants qui grandissent et qui malheureusement entreront dans une tranche d’age où leur adoption sera de plus en plus difficile, compte tenu de leur grande difficulté de développement psycho-affectif en orphelinat. N’ont ils déjà pas assez soufferts ?

Notre demande :

A notre humble niveau, nous avons décidé de ne pas rester les bras croisés. Nous vous adressons cette lettre, Madame, parce que vous êtes Présidente du Parlement Européen.

Nous souhaitons vous sensibiliser et vous montrer tout l’amour que nous sommes prêts à donner à ces Enfants.

L’adoption d’un Enfant est un parcours difficile, mais les souffrances des Enfants sont encore plus terribles, et seul, leur intérêt doit compter. Doit on priver les Enfants Roumains du droit d’avoir une Famille ?

Alors Mesdames, Messieurs, du fond de notre cœur, avec les pouvoirs que nous vous avons confiés, merci de bien vouloir examiner avec compréhension le Devenir des ces Enfants sans Famille.

Les Enfants sont otages de cette situation déjà depuis le mois de décembre 2000 !

Oui ! la situation doit être clarifiée, mais au plus vite, l’Adoption Internationale doit reprendre rapidement, dans l’intérêt de tous ces Enfants en attente de Familles, et bien entendu dans le respect de la convention de La Haye en matière d’Adoption Internationale.

En vous remerciant d’avance, pour l’attention que vous porterez à notre courrier, veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de notre sincère dévouement.

Béatrice et Hervé BLOND