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Curierul National

03/06/2003

l’Institut National de la Statistique a aussi compté les orphelins 49500 enfants sont à la charge de l’état

Parmi ceux-ci, 22,6% n’ont pas de parents, et environ la moitié ne reçoivent jamais de nouvelle de leur famille.

La Roumanie possède 49500 enfants et adolescents protégés dans 940 institutions, selon les données d’un micro-recensement, réalisé sur la période du 18 au 27 mars 2002, en même temps que le recensement de la population et des logements.

Aurel Camara, le directeur de l’Institut National de la Statistique (INS), a déclaré, hier, que le but était « d ‘évaluer correctement la dimension de ce phénomène » et d’offrir aux autorités des données concrètes sur la base desquelles prendre des mesures. Selon les chiffres de ce micro-recensement, parmi les 940 institutions, 82,1% sont publiques et elle protègent 93,3% des enfants en difficulté.

L’analyse par sexe revèle que les garçons comptent pour 55.2% du total, et l’analyse par groupe d’âge montre que plus de la moitié des enfants enregistrés sont des adolescents entre 12 et 17 ans, et plus d’un cinquième sont des enfants de 6 à 11 ans.

De ces 49500 enfants, 3,4% n’ont pas de papier d’identité, 22,6% sont orphelins et environ 50% n’ont aucune relation avec leurs parents ou un autre membre de leur famille ou alors pas plus d’une fois tous les 6 mois. En dépit de ce pourcentage important d’enfants qui n’ont plus de lien avec leur famille, seulement 11,2% du nombre total d’enfants protégés ont été déclarés abandonnés, les garçons représentant plus de la moitié. Pour 93,5% de ces enfants, il n’y a pas de consentement des parents à l’adoption, et les parents de 9,9% des enfants ont été déchus de leurs droits parentaux pour différents motifs. En ce qui concerne la raison du placement des enfants en institution de type résidentiel, il est ressorti de l’étude que des motifs sociaux sont invoqués dans 66,1% des cas, médicaux dans 55% et économiques dans 50,3%. 84,1% des enfants abandonnés fréquentent une forme ou une autre d’instruction.

Gabriela Coman, secrétaire d’état au sein de l’Autorité Nationale pour la Protection de l’Enfant et l’Adoption (ANPCA), a déclaré que l’ANPCA va démarrer un programme spécial visant à la « préparation des jeunes en institution pour entrer dans la vie ».

« Nous allons élaborer une série de normes de qualité pour les institutions et pour le personnel de ces institutions et nous allons accréditer des fournisseurs de services. Le pourcentage d’enfants suivant une instruction spéciale est très important, nous allons donc essayer de les intégrer dans l’instruction de masse. Concernant le pourcentage important d’enfant qui n’ont plus de relation avec leur famille, nous allons multiplier les interventions des assistants sociaux pour améliorer les rapports avec la famille », a promis Gabriela Coman.

En ce qui concern les enfants des rues, Viorel Ifrim, directeur général au sein du Secrétariat Général du Gouvernement, a reconnu que « le phénomène n’est pas éradiqué ». « Le nombre de ceux-ci est autour de 2500 et il fluctue en fonction de la saison. Ils sont les plus nombreux à Bucarest où ils sont entre 800 et 1200 l’hiver et autour de 2000 l’été » a déclaré Viorel Ifrim.

Aurel Camara a affirmé que le micro-recensement a coûté 340 millions de lei (9025€) et a été réalisé grâce à la redirection de fonds qui étaient initialement destinés à un recensement de test de la population et des logements.

GEORGE LACATUS

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