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Evenimentul Zilei

Les orphelins trouvent des parents

EVZ
Lundi 02 juin 2003

Un nombre record de demande d’adoption

En un seul jour au siège de la Direction Générale pour la Protection de l’Enfant du Timis, pas moins de 30 visites de personnes désirant adopter un enfant ont été enregistrées. Encore mieux, dans la dernière semaine du mois de mai, déclarée « semaine de l’adoption », se sont présentées là-bas 20 autres personnes pour déposer des documents en vue d’obtenir la possibilité d’adopter un enfant.

Le Timis, une pépinière pour les autres départements

Les adoptions nationales ont pris une ampleur plus importante que d’habitude. Dans les jours qui viennent, des enfants vont partir du Timis vers l’Hunedoara, l’Olt, la Dimbovita le Doli et le Caras Severin, d’où sont venues le plus de demandes dans ce sens. En ce moment, parmi les 1000 enfants environ se trouvant dans les centres de placement du Timis, approximativement un tiers sont adoptables. « Parmi ces enfants, plus de 50 ont moins de 3 ans mais la majorité ont dépassé les 10 ans et nous ont été confiés il y a bien plus de 3 ou 4 ans », nous a déclaré Codruta Stoian, la Chef du Service « Alternatives de type familial » au sein de la DGPDC du Timis. Elle nous a aussi dit que l’organisation cette année de la troisième édition de la « Semaine de l’Adoption » a rencontré une réussite notable, fait certifié par le grand nombre de demandes d’adoption enregistrées. Ce nombre moyen de sollicitations quotidiennes reçues a triplé par rapport à un jour habituel pour atteindre les 20 par semaine, en même temps qu’en un seul jour de « portes ouvertes » se sont aussi présentées en plus 30 familles intéressées par l’adoption d’un enfant du Timis.

« Nous voulons une petite fille »

Mariana et Stevan Sesiu sont venus à la Direction pour la Protection des Droits de l’Enfant afin d’adopter un enfant. Après 25 ans de mariage, ces deux-là se sont décidés à prendre un enfant de l’orphelinat. « Jusqu’à maintenant nous avions des neveux et ils nous faisaient passer le désir d’enfant mais ils ont grandi. J’ai toujours désiré avoir des enfants, j’ai fait des traitements mais cela n’a rien résolu. Maintenant, alors que nous avons un certain âge, mais aussi une bonne situation matérielle, j’ai décidé de ne plus attendre pour adopter un enfant », nous a déclaré la femme. Comme chaque future mère, elle désire « une petite fille de moins de 3 ans ». A l’occasion d’une visite à la Direction, elle a aussi déposé une demande pour devenir maman.

Les psychologues sélectionnent les enfants

Pour chaque couple qui veut adopter un enfant, le choix est fait par une équipe de spécialistes. Mariana Sesiu a rencontré pendant trois jours les enfants à adopter les plus petits des centres de placement de Timisoara et, bien que ça lui aurait plus de revenir à la maison avec l’un d’entre eux, elle sait qu’elle doit encore attendre environ un an. A partir du moment où ils s’inscrivent pour une procédure d’adoption, les parents passent des mois en évaluations, informations et obligations, de la part de nombreuses institutions spécialisées. La première étape par laquelle passent les futurs parents est l’évaluation psychologique. Ils déposent une demande puis sont évalués par des assistants sociaux et des psychologues des institutions pendant un maximum de 90 jours. Si tout se passe bien, la famille passe en commission d’adoption qui lui délivre une attestation. Après cette période commencent les « négociations » pour déterminer le profil de l’enfant qui va être adopté. « Nous sommes ceux qui cherchent et trouvent un enfant adapté à une famille. Evidemment, les parents expriment leurs désirs : sexe de l’enfant, couleur des cheveux ou des yeux, beaucoup préfèrent que le petit leur ressemble physiquement. Encore plus nombreux sont ceux qui sont intéressés par les informations concernant la famille dont provient l’enfant », nous a déclaré la Chef des adoptions.

On n’adopte pas d’enfants tsiganes

On ne désire généralement pas d’enfants tsiganes qui restent en grand nombre dans les centres de placement; ils viennent de familles qui ont été reconnues coupables de délits. Environ six mois après le début des démarches, l’enfant est présenté à la famille. La période d’accommodation est d’un mois maximum et, après celle-ci, la commission d’adoption décide de confier le mineur en vue d’adoption pour une période de trois mois. Pendant ce temps, la famille reçoit la visite de psychologues et une fois que ceux-ci ont exprimé un avis favorable, le dossier d’adoption est envoyé au Comité Roumain pour les Adoptions afin de le légaliser. Ensuite le dossier est déposé au tribunal. Une fois que ce dernier l’a approuvé, le certificat de naissance de l’enfant adopté est modifié pour y inscrire le nom de ses nouveaux parents et, à partir de ce moment, l’enfant entre dans sa nouvelle famille de plein droit.

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