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Romania Libera Moldova - 14/09/02

Abandonné une deuxième fois parce que son père naturel a demandé 300 dollars à des italiens qui voulaient l’adopter, un petit garçon de 6 ans de Marasesti, Vrancea, est resté une deuxième fois sans parents.

A cause de l’avarice de son père naturel, un petit garçon a été abandonné, à l’âge de seulement 6 ans, une deuxième fois.

Les parents naturels de Mihai Claudiu Stoian ont laissé l’enfant nouveau né à la pouponnière de Focsani. Les années qu’il a passées dans des institutions de protection ont laissé leurs marques sur Mihai Claudiu Stoian qui souffre d’un léger retard psycho-moteur.

Le garçonnet a été pris en charge par la Direction pour la Protection de l’Enfant du département de Vrancea et confié à une assistante maternelle. La femme a pris soin de lui gracieusement parce que la finalisation des papiers d'adoption avait mené à l'arrêt des droits offerts par l'état roumain, l'enfant étant maintenant citoyen italien.

La famille italienne, Mauro Marabini et Irene Padovani, de Bologne, l'ont adopté au mois de juin, les parents naturels de l'enfant ayant déjà donné l'accord à l'adoption deux ans auparavant.

A la grande frayeur des nouveaux parents, le père naturel de Mihai Claudiu Stoian a envoyé une lettre de menace aux italiens, leur demandant 300 dollars.

Dans le cas contraire, Mauro Marabini et Irena Padovani pourraient se voir poursuivis en justice afin d'obtenir l'annulation de l'adoption, avertissait le père naturel de Mihai Claudiu, qui terminait la lettre avec des vœux de "longue vie à l'enfant !".

Terrorisés et mécontents, sans avoir d'explication sur comment les "parents" avaient obtenu leur adresse depuis Odobesti, les italiens ont demandé de la part des roumains l'ouverture d'une procédure d'annulation de l'adoption.

"Nous condamnons la vente d'enfant et nous ne souhaitons pas collaborer à celle-ci", ont-il déclaré comme motivation à l'action ouverte auprès de l a Section Civile du Tribunal du Vrancea.

La Commission Départementale pour la Protection de l'Enfant du Vrancea a pris le même chemin en se portant partie civile et en demandant de leur côté aussi l'annulation de l'adoption.

Les officiels roumains ont même expliqué leur position par "le non-respect vis-à-vis de l'enfant des obligations qui découlent de l'adoption" de la part de la famille "coupable"

Marabini-Padovani. (P.A)

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