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Evenimentul Zilei - Jeudi 05 Septembre 2002

A Satu Mare, on procède à des placements en force

Anamaria Chiorean

Ce n’est pas facile d’être mère.

Parfois, tu as l’impression que tu ne peux plus continuer et tu penses à donner l’enfant à une maison d’enfants.

Mais ton enfant a besoin de toi, de ton amour, de ta chaleur et de ta protection. Aussi difficile que te paraisse le futur, tu peux trouver une solution et il existe des gens qui peuvent t’aider.

Si tu as besoin d’assistance, appelle le numéro gratuit 0800-200-200. Tu pourras ainsi connaître le numéro de téléphone de la Direction pour la Protection de l’Enfant de ta région qui peut trouver des solutions”.

Ceci est le slogan d’un programme de l’Autorité Nationale pour la Protection de l’Enfant et l’Adoption par lequel on souhaite prévenir l’abandon et le placement des enfants.

Ce programme n’est pas encore respecté à Satu Mare, où la Direction pour la Protection de l’Enfant a décidé de la mise en institution d’un enfant de trois mois dans un centre de placement, prenant l’enfant sans l’accord de ses parents.

Lacrimioara Pocsi et Nicu Martocsan sont deux jeunes gens qui ont grandi en orphelinat. Après leur départ du centre où on s’occupait d’eux, ces deux-là ont eu besoin de se trouver chacun un endroit où vivre, manger et dormir.

Depuis six ans, Nicu a trouvé l’aide d’une fondation française de Satu Mare, la Fondation « Frères ». Lacrimioara est arrivée dans la même fondation deux ans après. Ici elle a connu Nicu et ils sont tombés amoureux.

Lacrimioara s’est finalement aperçue qu’elle était enceinte et a donné naissance trois mois plus tard à un petit garçon prénommé Rafael.

Nicu a cherché un emploi et Lacrimioara a fait tous les efforts possibles pour prendre soin de leur enfant. Quand l’assistance de la fondation « Frères » a cessé, la jeune femme a commencé à trouver de l’aide ailleurs.

Elle est ainsi arrivée à la Direction pour la Protection de l’Enfant, où elle a rencontré Margareta Corn, qui a pris la décision de placer l’enfant en urgence, sans procéder au préalable à une enquête sociale afin de voir si une telle mesure s’imposait.

Ainsi, « en situation d’urgence », dit l’employée de la Direction, « j’ai pris l’enfant et je l’ai emmené dans un centre de placement ».

Lacrimioara Pocsi déclare « Je suis en état d’élever mon enfant. Maintenant je le vois chaque après-midi. On me le montre par la fenêtre. Je ne voudrais pas qu’il finisse comme moi dans un orphelinat.

J’ai seulement demandé de l’aide pour élever mon enfant et ils me l’ont pris ». La jeune femme avait l’intention de trouver un emploi et ,pendant ses heures de travail, de laisser l’enfant dans une crèche d’où elle le récupèrerait après son travail.

Les choses se sont passées tout autrement, l’enfant a été mis en institution. Le père de l’enfant a appris la nouvelle juste après que tout cela s’est passé.

Nicu Martocsan déclare « on emmène là-bas les enfants abandonnés. Je ne l’ai pas abandonné. Je désire que cet enfant soit près de moi et de sa mère, parce que nous savons comment nous avons grandi ».

Actuellement, les deux jeunes gens habitent à la Fondation Frères, où Jean Manian prend soin d’eux comme un parent. Pour pouvoir récupérer l’enfant, les jeunes ont demandé l’aide de la station de radio Transilvania Satu Mare.

A la suite de l’intervention de la radio, le père de l’enfant a été convoqué lundi à la Direction pour la Protection de l’Enfant où on lui a dit qu’il pourrait récupérer l’enfant dès qu’il fera la preuve que Lacrimioara et lui ont un emploi et la possibilité d’élever Rafael.

L’employée de la Direction pour la Protection de l’Enfant de Satu Mare, Ana Marojac, a déclaré : « Nous avons pris la décision de mettre l’enfant en institution en situation d’urgence.

Nous n’avons pas fait d’enquête préalable parce que j’ai considéré qu’il était nécessaire que cet enfant reste au centre jusqu’à ce qu’on éclaircisse la situation des jeunes parents.

Maintenant nous procédons à une enquête et, après celle-ci, nous établirons ce qui doit se passer plus tard ».

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