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EVENIMENTUL ZILEI 28 août 2002

Traduit en justice pour adoptions illégales, le romano-israélien Maierson révèle : un fonctionnaire du Secteur 5 est impliqué dans l’exportation d’enfants

Vasile Surcel
28 août 2002

Marian Maierson, président de la Fondation “Viitorul Copiilor”, a été inculpé hier pour instigation à produire des faux en écriture officielle et participation abusive à l’usage de faux.

Les procureurs de la Section de Lutte contre la Corruption et le Crime Organisé au sein du Parquet Général, qui ont instruit ce dossier, affirment que, entre 1999 et 2000, Maierson a convaincu une certaine Daniela Rizea de produire des documents officiels concernant des répartitions et des décisions qui auraient du être émises par le Comité Roumain pour les Adoptions, dans des dossiers d’adoptions internationales menés par la Fondation “Viitorul Copiilor”.

Maierson est aussi accusé d’avoir poussé le fonctionnaire Dragos Chilea à deposer au Tribunal de Constanta les dossiers de 54 enfants afin qu’ils soient ensuite adoptés à l’étranger.

Le tribunal d’instance de Constanta devait prononcer des jugements civils de consentement à l’adoption à partir de documents contenus dans les dossiers qui, pour la plupart, ne correspondaient pas à la réalité.

L’attention du public a été attirée depuis longtemps sur le problème des adoptions illégales d’enfants, envoyés par la Roumanie dans différents coins du monde.

Dans les dernières années, de nombreuses fondations se sont créées, qui, contre une commission se montant jusqu’à la centaine de milliers de dollars, sont devenus des intermédiaires dans beaucoup d’adoptions internationales illégales.

Une de ces fondations, “Viitorul Copiilor”, dirigée par Marian Maierson, a attiré l’attention de la Direction de Lutte contre le Crime Organisé dès l’année 2000.

Cette fondation était établie dans la chambre 25 de l’Hôtel Victoria à Constanta. “L’exportation d’enfants” se faisait par la falsification d’actes du Comité Roumain pour les Adoptions.

Ainsi, les enquêteurs ont calculé que, pour chaque enfant “vendu ailleurs”, Maierson a gagné jusqu’à 23000 dollars. Marian Maierson bénéficie de la double nationalité roumaine et israélienne.

Puisqu’il a quitté le territoire roumain, il sera jugé par contumace.

Une source judiciaire a déclaré pour Mediafax que les recherches effectuées concernant Maierson ont conduit à l’ancien directeur de la Direction pour la Protection de l’Enfant du Secteur 5 de Bucarest, Sorin Diaconescu, en liberté mais inculpé de faux intellectuel et abus en service, en liaison avec l’adoption illégale de 8 enfants d’un centre de placement.

Selon les procureurs, au cours de l’année 1999, Diaconescu, en sa qualité de directeur, a signé et mis en oeuvre de lui-même 8 dispositions concernant le placement en urgence d’enfants en difficulté.

Sur la base de ces dispositions, des décisions ont été émises par la Commission pour la Protection de l’Enfant de Constanta par lesquelles les enfants ont été confiés au centre de placement.

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