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Evenimentul Zilei

Chaos dans le système de protection de l’enfant d’Alba

Lucian Dobrater
Samedi 27 juillet 2002

La Direction Generale pour la Protection des Droits de l’Enfant d’Alba est en plein processus d’évaluation de tous les enfants étant inscrits sur les registres des centres de placement et des réseaux d’assistants maternels professionnels du département.

L’opération de décentralisation du système entier, commencée il y a plus d’un mois, quand le docteur Dan Sicoe a été nommé à la tête de la DGPDE d’Alba, suppose également un volume très important de travail, en plus de celui pour réaliser l’inventaire de la situation actuelle d’environ 2400 enfants considérés comme défavorisés.

Des riches avec un enfant en centre de placement

Jusqu’à maintenant, toutes les données sur les enfants se trouvant au sein de différents programmes institutionnels des zones de Blaj, des Monts Apuseni, Alba Julia, Teius, Stremt, Galda, Mihalt, Ighiu, etc, étaient gardées en central, et l’action de décentralisation a été programmée pour se terminer au début de l’année scolaire.

A ce jour, il y a environ 1300 enfants en institution dans le département d’Alba, mais le nombre de petits en difficulté s’élève à près de 2400. Le Directeur de la DGPDE d’Alba, Dan Sicoe, a annoncé que les principaux partenaires des institutions dans cette vaste opération d’évaluation sont les mairies.

« A ce jour, l’état paie chaque année 26 millions [800 euros] par enfant en institution, alors que, en réalité, la somme est beaucoup plus importante, à peu près le double.

La solution du centre de placement a été superficielle dans de nombreux cas. J’ai trouvé une famille de Metes, avec un salaire, une pension, deux bœufs, deux porcs, 50 moutons et avec leur enfant en centre de placement », a déclaré Dan Sicoe.

"On n’apprend plus aux parents à élever des enfants !"

Tous les domaines à problème en ce qui concerne les enfants en difficultés seront abordés par les spécialistes de la DGPDE d’Alba. « L’état paie beaucoup trop pour un tel enfant. Il existe des alternatives bien meilleures pour les enfants et la société en général.

J’ai fait diverses demandes de réévaluation de la famille et de chaque enfant, afin de voir ce qui les plonge dans les difficultés : alcoolisme, violence,…; ou bien peut-être qu’il n’existe rien de tout ça.

Nous cherchons aussi un support dans la famille. Malheureusement, j’ai constaté qu’on n’apprend plus aux parents à élever les enfants », a encore souligné le directeur de la DGPDE d’Alba.

Dans le département, il y a actuellement 47 enfants abandonnés qui peuvent bénéficier immédiatement d’un processus d’adoption, et encore 87 qui pourraient entrer en procédure d’abandon, pour tous se retrouver à terme dans le système de l’adoption.

La DGPDE d’Alba poursuit la décentralisation du système parce que c’est la seule chance d’une entrée dans une relative normalité, d’autant que plus de 60% du budget du Conseil Départemental est destiné aux institutions.

« A la dernière évaluation, la Roumanie était en 63ème position, c’est-à-dire quelque part au niveau du Kenya et derrière la Bulgarie. Envoyer un gamin sur la route des maisons d’enfants est une catastrophe totale, on ne sait pas si l’enfant en question pourra jamais être récupéré », a précisé le Docteur Dan Sicoe.

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