Cliquez ici pour revenir au menu

Evenimentul Zilei - Samedi 08 juin 2002

Le tricolore arboré aux Etats-Unis par des enfants de Suceava

Laura Lica

Une famille américaine ne cache pas sa joie d'avoir fait le choix d'adopter en Roumanie.

Une famille américaine qui a adopté trois enfants roumains a été invitée à la célèbre émission télévisée d'Oprah Winfrey et a ainsi été le sujet d'un épisode de la série documentaire intitulée "Adoption", diffusé par la chaîne Hallmark.

Les époux Favazza ont joliment parlé à propos des orphelinats roumains et ont dit que, dans leur cas, les procédures d'adoption s'étaient déroulées normalement.

Ils ont dit que les reportages roumains sur des adoptions illégales ou même sur des parents qui vendaient leurs enfants, que les américains sont habitués à voir, ne reflètent pas du tout la réalité.

Avec leurs quatre enfants, un biologique et trois de Roumanie, les américains se disent maintenant très heureux. Les époux Favazza disent que, en ce qui concerne les enfants adoptés en Roumanie, ils font tout ce qui est possible pour qu'ils n'oublient ni leur pays ni leur culture.

Alors quand c'est l'anniversaire d'un des enfants de la famille Favazza ou l'anniversaire de leur adoption, la façade de la maison arbore le drapeau roumain.

Un choix entre la Chine et la Roumanie

En 1994, les époux Favazza sont décidés à adopter deux enfants. Joe Favazza et sa femme sont un peu découragés par les nombreux cas américains où, après l'adoption, les parents naturels des enfants réapparaissent et où suivent alors procédures et autres complications; aussi se sont-ils décidés à opter pour une adoption internationale.

Ils ont appelé une agence ayant une très bonne réputation qui les a informés qu'ils remplissaient les critères de seulement deux pays : la Chine et la Roumanie.

“C'était compliqué parce que nous n'étions plus très jeunes, et la majorité des pays avaient des limites d'âge. En plus, la Pologne, par exemple, demande qu'au moins un des parents adoptifs soit catholique et d'origine polonaise.

Nous devions choisir entre la Chine et la Roumanie. Nous avons choisi la Roumanie parce que l'agence y avait de nombreux contacts et une relation de plus longue durée avec les orphelinats”, nous a déclaré Joe Favazza.

L'agence leur a annoncé immédiatement qu'ils avaient trouvé deux enfants officiellement déclarés abandonnés : Annelise et Petr, âgés respectivement de deux et un an.

On leur a envoyé un dossier avec des détails et des photographies des enfants.

“Nous les avons pratiquement adoptés tout de suite et quand nous sommes allés à leur rencontre à l'orphelinat de Suceava où ils étaient élevés, nous étions déjà leurs parents.

Nous sommes restés impressionés par les personnes qui travaillaient là-bas et par les bonnes conditions de vie des enfants. Quand le directeur nous a proposé une visite de l'orphelinat, une petite fille a commencé à nous suivre partout.

Nous avons demandé qui elle était, le traducteur est revenu vers nous à un moment donné et nous a dit : "C'est votre fille". Nous avons rencontré Petr dans une pièce où les enfants les plus petits de l'orphelinat prenaient leur boisson.

Nous avons été charmés par eux deux et, ce jour-là, nous les avons pris avec nous à Bucarest où nous sommes restés encore un peu, puis aux Etats-Unis.”

Alina, une promesse à respecter

Un jour avant que la famille américaine nouvellement constituée ne retourne en Amérique, les époux Favazza ont appris que leurs deux enfants adoptés avaient encore une sœur plus âgée grandissant dans un autre orphelinat à Suceava aussi.

Légalement, ils ne pouvaient adopter que deux enfants à la fois mais il ne leur fallait attendre que six mois pour commencer la procédure d'adoption pour Alina aussi.

Les choses se sont encore compliquées car, moins de six mois après le retour aux USA, Paddy Favazza a découvert avec surprise qu'elle était enceinte.

“Il a fallu que nous restions au pays parce que la grossesse était difficile.

Ma femme a quand même accouché sans trop de problème et nous nous sommes brusquement réveillés : 11 mois plus tôt, nous étions seuls et sans grand désir d'avoir des enfants, et voilà que maintenant nous en avions trois ! Nous avons pris un peu de temps pour nous en remettre et, moins d'un an après la naissance de Jennifer, nous avons commencé à nous interesser à la façon d'adopter aussi Alina pour réunir la fratrie", a déclaré Joe Favazza.

“Nous avons été impressionnés par les orphelinats roumains”

Le père d'Alina ayant accepté que la petite fille rejoigne ses frère et sœur plus jeunes, la famille favazza est revenue en Roumanie l'année passée, en juillet, et a finalisé sa troisième adoption.

Depuis les USA, Alina nous a dit au téléphone combien elle est heureuse dans sa nouvelle famille : “Ca me plait que maman et papa viennent la nuit pour nous border, nous embrasser, nous faire des caresses.

La journée, j'apprends l'anglais avec maman. Je voudrais que mes amis de l'orphelinat soient aussi adoptés comme moi”.

L'histoire de la famille Favazza va être incluse dans un épisode d'un feuilleton sur l'adoption. Tout le monde verra dans ce film, comme cela s'est passé dans le “Oprah Winfrey Show”, qu'on peut aussi parler autrement de la Roumanie : que les adoptions peuvent suivre un cours normal, que les orphelinats vont bien et que les enfants reçoivent ce qui est nécessaire à leur croissance et à leur développement normal.

L'expérience des deux époux peut se résumer à la déclaration accordée par Joe Favazza à un journaliste américain :

"Nous avons accepté de faire ce documentaire parce que nous voulions faire quelque chose de positif pour les adoptions internationales. (...) Nous avons été très impressionnés par les orphelinats roumains.

Il y a beaucoup d'éducateurs qui travaillent dans des conditions très difficiles. Je ne doute pas que quelqu'un cherchant des orphelinats inadéquats puisse en trouver. Mais ceci n'a pas été notre expérience".

Cliquez ici pour revenir au menu