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Adevàrul N°3684 - 25 Avril 2002

Le blocage financier en Roumanie – un motif de soucis pour l’UE

Emma Nicholson préoccupée par l’indépendance de la presse et par la responsabilité éditoriale.

Des Parlementaires européens demandent que les familles européennes qui souhaitent adopter des enfants roumains soient traités comme les familles américaines.

Les progrès de la Roumanie en 2001 et 2002 ont dépassé les attentes des observateurs, mais le gouvernement roumain doit appliquer sans relâche les mesures de réforme, a déclaré mardi le négociateur en chef de la Commission Européenne avec la Roumanie, Enrico Grillo Pasquarelli, lors de la session du négociateur en chef pour la Roumanie dans la commission pour les affaires étrangères du Parlement Européen.

Pasquarelli a montré que, en dépit du progrès économique, la privatisation est en retard par rapport au plan, le blocage financier est inquiétant, et la corruption continue d’être élevée en Roumanie. Pasquarelli a répété les appréciations du commissaire européen Gunter Verheugen qui dit que la Roumanie est maintenant un candidat crédible à l’entrée dans l’Union Européenne.

Le plus gros motif de soucis pour la Commission Européenne et pour les insitutions financiaires internationales est le blocage financier qui s’éxerce sur l’économie roumaine. "Les dettes des compagnies d’état représentent un ensemble énorme d’arriérés qui n’ont jamais été résolus", a dit Pasquarelli.

Le négociateur en chef de la commission a exprimé aussi son soucis vis à vis de l’état du système judiciaire roumain.

"La Roumanie a besoin d’un système judiciaire plus autonome et totalement indépendant", a déclaré Pasquarelli, ajoutant que cette institution peut avoir un rôle important dans la protection des investissements privés. Pasquarelli a remarqué deux problèmes particuliers dans l’adhésion de la Roumanie à l’UE : l’agriculture et l’environnement.

L’Agriculture roumaine a un potentiel gigantesque, mais les autorités doivent faire des efforts énormes de réforme pour pouvoir bénéficier des avantages de la politique agricole commune de l’UE, au moment de son adhésion. Le rapporteur pour la Roumanie au Parlement Européen, Emma Nicholson of Winterbourne, a déclaré que le besoin d’attirer et d’offrir des chances égales aux investisseurs étrangers est crucial.

La Baronne a exprimé ses préoccupations en ce qui concerne l’indépendance de la presse en Roumanie et la responsabilisation éditoriale dans la presse roumaine.

Elle a demandé que soit mis fin à la pratique qui consiste à publier des articles payés, non signés, pour lesquels l’éditeur d’un journal n’est pas responsable, parce qu’elle porte préjudice à la qualité de la presse.

Des Parlementaires européens ont demandé au négociateur en chef Vasile Puscas des explications en ce qui concerne l’interdiction des adoptions internationales en Roumanie, et ont demandé aussi que les familles européennes qui souhaitent adopter des enfants soient traitées pareillement aux familles américaines, qui auraient bénéficier d’un traitement préférentiel selon des déclarations faites dans la presse.

Vasile Puscas a annoncé que le gouvernement prépare un ensemble de 8 lois, qui seront présentées d’ici à la fin de l’année, en ce qui concerne les adoptions internationales, et il a précisé qu’il n’y aura pas de discrimination dans le régime des adoptions internationales.

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