Cliquez ici pour revenir au menu

BUCAREST MATIN No. 1417 - 8 avril 2002

Des pressions externes pour la levée de l’embargo sur les adoptions

Un rapport sur les problèmes des adoptions en Roumanie recommande au gouvernement de prolonger le moratoire sur les adoptions internationales “jusqu’à l’établissement de conditions institutionnelles et légales nécessaires”.

Le même rapport indique que, depuis l’institution du moratoire, les autorités roumaines ont souvent été soumises à des pressions pour la levée des interdictions sur les adoptions internationales.

Iulia Popescu - Bucarest Matin

Le Groupe indépendant pour l’analyse du système d’adoptions internationales (GIASAI) est une institution constituée par le Premier ministre Adrian Nastase qui a la mission d’analyser la façon dont se sont déroulées les adoptions en Roumanie.

A la fin de la semaine dernière, le GIASAI a transmis au gouvernement un rapport sur les problèmes des adoptions, parachevé à la fin de mars et signé par le sociologue Alin Teodorescu et le Britannique Richard Alderslade, le conseiller personnel du Premier ministre.

A part une synthèse sur la situation du système de protection de l’enfant de ces 12 dernières années, le rapport propose des mesures dans le domaine des adoptions.

Les membres du Groupe estiment nécessaire une révision de la législation avant la suspension du moratoire gouvernemental et recommandent la suppression de l’Autorité pour la protection de l’enfant et du Comité roumain pour les adoptions et leur remplacement par des organismes constitués sur des bases différentes et sur une nouvelle législation.

Le rejet du concept d’institutionnalisation carcérale, une meilleure information du public, la formation progressive du personnel spécialisé, ce sont d’autres recommandations faites par le GIASAI.

Le groupe de travail déclare qu’il y a eu de nombreuses pressions externes sur les autorités pour la levée des interdictions sur les adoptions internationales.

Ces pressions se sont aussi matérialisées par le dépôt - au siège de l’Autorité nationale pour la protection de l’enfant et l’adoption - de presque 400 demandes d’adoption d’enfants roumain, de l’étranger (dont la majorité provient des États-Unis, d’Espagne et de France).

“Pour au moins six pays, dont quatre sont membres de l’UE, le volume des nouvelles demandes d’adoption prouve le caractère de marketing organisé”, indique le rapport.

Cliquez ici pour revenir au menu