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Mediafax Samedi 16 février 2002

Les enfants des rues de Bucarest vont bénéficier de services médicaux et juridiques

Le Conseil local du Secteur 5 et l'Autorité Nationale pour la Protection de l'Enfance et l'Adoption ont inauguré, vendredi, le centre de placement d'urgence pour les enfants des rues de la municipalité de Bucarest, "Ciresarii II", destiné à la résolution des problèmes sociaux et juridiques de ceux-ci.

Le Centre, avec une capacité de 80 places, assurera les services sociaux, medicaux et juridiques de tous les enfants de Bucarest qui n'ont pas de famille ni de domicile, ou qui sont victimes des violences ou des difficultés matérielles de leurs parents.

Le but de cette institution est de dépister les enfants abandonnés dans diverses zones de la Capitale, de les prendre en charge et de stabiliser leur situation, et donc de les identifier ainsi que de les intégrer dans un milieu familial ou de les envoyer dans des centres de placement.

Les autorités locales assureront la subsistance, l'habillement et les médicaments nécessaires aux enfants jusqu'à ce qu'ils soient placés dans un milieu familial.

Le Premier Ministre Adrian Nastase, présent à l'ouverture du centre, a montré que cela va permettre de prendre en charge à peu près un millier d'enfants sans toit de Bucarest et de les intégrer plus rapidement dans un cadre familial.

Il a précisé que l'Executif a l'intention, cette année, de fonder ce genre de centre dans chaque secteur de la Capitale, ajoutant que, dans un court délai, serait créé aussi un autre service pour offrir aux enfants des rues deux repas chauds par jour, tout en leur laissant la liberté de décider seuls s'ils désirent ou pas s'intégrer socialement.

"Nous essayons de cette manière de gérer un problème que, jusqu'à maintenant, nous n'avions pas réussi à résoudre", a dit Nastase. Le chef de l'Executif a défendu aussi la nécéssité de combattre contre la consommation de drogues, en particulier chez les jeunes, en même temps que la nécessité de sanctions drastiques contre les trafiquants de stupéfiants.

"Les trafiquants de drogues devraient être punis le plus durement dans notre société parce qu'ils introduisent un virus qui détruit la santé et qui crée, avec le temps, des réseaux de corruption politique, sur le modèle des pays d'Amérique latine", a dit Nastase

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