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Radio France - Adapter l'adoption (reportage du 09-01-2002)

Ségolène Royal présentait hier à la presse son plan de réforme sur l'adoption

© Radio France - Caroline Caldier

En France ils sont 60% à opter pour l’adoption individuelle. Constitution de leurs dossiers, traduction, voyage à l’étranger pour réaliser la procédure judiciaire ou administrative d’adoption de l’enfant… Un "parcours du combattant" qu’ils effectuent sans aucune aide, avec comme seules armes leur patience et leur ténacité.

Résultat, selon le ministère, 2.964 adoptions internationales l'an dernier contre 3.777 en 1998 et 3.528 en 1999.

Pourtant, une trentaine d’organismes agréés pour l’adoption (OAA) existent. Leur rôle : servir d’intermédiaire entre les parents adoptants et le pays de l’enfant adopté. En relation avec les orphelinats étrangers, ils se chargent d’aider les parents à constituer leurs dossiers et assurent le suivi de la procédure.

Problème, leurs exigences financières sont parfois peu claires, et il arrive même qu’ils imposent leurs propres critères de sélection, comme la religion par exemple, avant d’accepter de prendre en charge certaines demandes.

Autant d’éléments qui ne facilitent pas une adoption internationale aux règles déjà particulièrement complexes. Ségolène Royal, ministre déléguée à la famille et à l’enfance, a donc décidé de prendre des mesures pour débloquer la situation.

Principal objectif : rationaliser et professionnaliser les OAA. Formation obligatoire pour leurs dirigeants, transparence de leurs critères de sélection des familles (qui doivent se réduire à ceux imposés par les pays d’origine des enfants) et de leurs tarifs.

Il faut, selon la ministre, réduire leur nombre mais assurer aux familles la qualité de leurs services. Enfin, des aides publiques seront allouées aux organismes qui s’implanteront à l’étranger et développeront leur réseau d’intermédiaires sur place.

Egalement dans le viseur de Ségolène Royal, la Mission de l’adoption internationale (MAI). Créée par les pouvoirs publics en 1987, cette mission interministérielle a entre autre pour vocation de diffuser l’information concernant l’adoption, de contrôler les OAA, et de délivrer les visas aux enfants adoptés.

Mais au fil du temps, son engorgement et sa centralisation ont conduit à une paralysie de ses services. La réforme de la ministre vise à créer des représentants départementaux de la MAI, dont le rôle sera de diffuser et d’assurer le suivi des informations en province.

Des mesures pour plus de transparence et pour tenter de mettre fin au sentiment de secret, voire de malaise qui entoure l’adoption en France.

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