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journal roumain "Le Quotidien" du 30 Novembre 2001

Le moratoire sur les adoptions est à l'origine de problèmes diplomatiques pour le Gouvernement dans ses relations avec Tel Aviv, Washington et Paris

Le Premier Ministre roumain Nastase est pris entre la peste et le choléra.

Le Président français Chirac a demandé que des solutions soient trouvées pour la vingtaine de familles en attente en france.

C'est un nouveau test pour la diplomatie politique d'Adrian Nastase.

Au printemps de cette année, le projet de rapport rendu par Emma Nicholson à l'Union Européenne critiquait la façon douteuse dont les adoptions internationales étaient faites en Roumanie, et parlait d'adoptions illégales et de trafic d'enfants.

Le rapport Nicholson a créé une tempête médiatique et, en conséquence de la pression exercée par la Baronne Nicholson, les autorités de Bucarest ont suspendu dès l'été l'enregistrement de nouvelles candidatures d'adoption internationale. Dans la version finale du rapport, cette décision du Gouvernement roumain a été louée par la baronne qui a insisté sur le fait que des progrès significatifs ont été faits.

Le seul problème, c'est que, pendant ses visites officielles à Tel Aviv, Washington et Paris, le Premier Ministre Nastase s'est vu demander de reprendre les adoptions et de résoudre les cas en cours - pas moins de 14 rien qu'en Israël.

En visite officielle à Paris ces derniers jours, le Premier Ministre Nastase a été confronté à une requête similaire, cette fois-ci de la part du Président Jacques Chirac. La recommandation de Chirac à Nastase a été de "réévaluer avec bienveillance" les cas à un stade avancé de finalisation juridique, soulignant le fait que 20 de ces cas concernent des familles françaises.

Dans sa réponse, Nastase comptait bien satisfaire la requête du Président français tout en évitant de heurter la susceptibilité de la Baronne Emma Nicholson. Le Premier Ministre a dit qu'il existe à l'heure actuelle un groupe indépendant d'experts sur le sujet dont le travail est d'évaluer l'ampleur du problème et qui fera des recommandations sur les cas étudiés. Le Premier Ministre prendra lui-même les décisions qui s'imposent en se basant sur ces recommandations.

Il reste à voir si ses décisions seront capables de satisfaire tout le monde sans mettre en danger les négociations en cours pour l'accession de la Roumanie à l'Union Européenne.

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