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Bucarest Matin N° 1337 - 04 decembre 2001

Le président du gouvernement espagnol à Bucarest

Le président du gouvernement espagnol José Maria Aznar sera présent cet après-midi à Bucarest pour une visite de trois heures.

Adrian Radu

Bucarest Matin

A partir d'hier M. Aznar a entrepris une tournée-éclair à Varsovie, Prague, Bratislava et Bucarest. Le but de cette tournée, dans laquelle M. Aznar est accompagné par le secrétaire d'État pour les Affaires européennes, Ramon de Miguel, est de préparer la présidence espagnole de l'Union européenne qui commencera le 1er janvier 2002. Le chef du gouvernement espagnol a déjà visité la Slovénie, la Bulgarie, la Turquie et l'Estonie et dans la période suivante il va faire le tour complet des pays candidats.

Aznar s'est proposé non seulement de faire connaître à ses interlocuteurs les priorités de la présidence espagnole mais d'assurer également la disponibilité de son pays d'inviter tous les pays candidats au Sommet de Barcelone les 15 et 16 mars 2002.

Certes, les deux heures de dialogue du président du gouvernement espagnol avec son homologue Adrian Nastase permettront un passage en revue du stade actuel des relations bilatérales et des perspectives de développement. Cette première visite d'un premier ministre espagnol après sept ans à Bucarest est extrêmement importante selon les appréciations des milieux politiques. Notons qu'une visite officielle du président du gouvernement espagnol au deuxième semestre de 2002, donc après la conclusion de la présidence de l'UE serait de bon augure. Dans ce sens, le dialogue d'aujourd'hui pourrait mener à l'officialisation d'une telle invitation.

D'ailleurs, les autorités roumaines ne font pas un secret de leur volonté de relancer les relations bilatérales par un partenariat spécial roumano-espagnol qui pourrait être consacré par une Déclaration commune. Cette déclaration pourrait être signée lors de la prochaine visite du Premier ministre espagnol.

Relations bilatérales

Bien que les relations économiques entre les deux pays ont suivi un cours favorable, elles ne représentent pas encore un repère substantiel dans les rapports bilatéraux. C'est le motif pour lequel le gouvernement de Bucarest est intéressé d'attirer sur le marché roumain des sociétés espagnoles importantes.

En ce qui concerne les relations dans le domaine juridique et consulaire, il faut souligner l'importance particulière de la signature de l'Accord bilatéral pour la normalisation et la réglementation des flux migratoires entre les deux États, ainsi que d'autres documents bilatéraux en cours de négociation.

Toujours dans ce domaine, il faut rappeler la compréhension prouvée en ce qui concerne les demandes d'adoption formulées par les familles espagnoles, dans les conditions où Bucarest a imposé un moratoire aux adoptions internationales, suite aux demandes des institutions européennes.

Certainement, lors de son entrevue avec son homologue espagnol, le Premier ministre Adrian Nastase exprimera l'espoir que l'Espagne restera l'un des principaux avocats de la consolidation du flanque sudique de l'OTAN, y compris par le processus d'élargissement qui marquera un pas en avant lors du sommet Prague, l'année prochaine, quand la Roumanie espère devenir membre de l'Alliance.

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