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Jurnalul National - 3 novembre 2001

LES ENFANTS ROUMAINS EXPORTES N'ONT PAS ETE VICTIMES DE BANQUES DE TRANSPLANTATION D'ORGANES
La Direction roumaine de lutte contre le crime organisé démolit point par point l'article publié par le Guardian (Grande-Bretagne).

Au sein du Commissariat Général de Police (IGP), la Direction de lutte contre le Crime Organisé (DGCCOA) nie toutes les accusations contre l'Etat roumain rapportées par une journaliste britannique dans le quotidien Le Guardian.

Tout en admettant les défauts de la législation de l'adoption du précédent gouvernement, la DGCCOA déclare qu'il n'y a absolument aucune preuve de l'existence de cas tels que ceux évoqués dans l'infâme article. Les fonctionnaires de la DGCCOA ont indirectement pris contact avec le reporter britannique qui a reconnu : "Je n'ai pas été en contact avec des fonctionnaires roumains, mais j'ai obtenu mes informations de différentes autres sources".

Avec des arguments solides, la DGCCOA a démystifié point par point l'article paru dans les actualités du quotidien britannique.

En ce qui concerne la déclaration du Guardian selon laquelle une commission gouvernementale a été fondée afin de lutter contre la corruption généralisée dans le domaine de l'adoption internationale et les soupçons de mauvais traitements infligés aux enfants et aux bébés, ainsi que la découverte par cette commission du "catalogue des horreurs" des réseaux de trafiquants d'enfants, des enfants drogués et des identités volées, la DGCCOA affirme :

"La Direction n'est au courant d'aucune commission gouvernementale dont le rôle serait d'enquêter sur des cas tels que ceux mentionnés dans le quotidien britannique, et il n 'y a pas d'enquête concernant la disparition d'enfants adoptés à l'international, de même qu'il n'y a aucune indication quelle qu'elle soit qu'un seul dollar en provenance d'adoptions internationales, terminées par des ordres de justice définitifs et irrévocables, ait jamais fini dans les caisses d'organisations terroristes ou de "gangs" leur étant affiliés.

Le Guardian : "Des milliers d'enfants roumains, placés dans des orphelinats créés par l'ancien dictateur communiste Nicolae Ceaucescu, auraient été exportés à l'étranger ces 12 dernières années.

Dans de nombreux cas, selon la Commission, les adoptions ont 'donné de l'air et du sang neuf' à des gangs liés à des organisations terroristes".

DGCCOA : "Il n'y a jamais eu aucune indication de telle situation et il n'y en a pas actuellement".

Le Guardian: "La Police enquête actuellement sur au moins 50 cas d'enfants grands ou handicapés qui ont été emmenés en Amérique du Sud où ils ont disparu depuis.

Plusieurs arrestations ont eu lieu ces jours derniers et d'autres doivent suivre".

DGCCOA : "La Police roumaine n'a absolument aucune connaissance d'enfants qui ont disparu en Amérique du Sud, et pas une seule personne n'a été arrêtée en liaison avec un pareil cas.

En fait, il n'y a aucune indication qu'un seul enfant parmi ceux adoptés en Europe ou aux USA ait disparu".

Le Guardian, citant Lady (Emma) Nicholson : "On craint que ce soit jusqu'à 500 victimes dont la trace a été perdue en Europe de l'Ouest et aux Etats-Unis et que beaucoup d'enfants aient fini dans la prostitution et dans des filières d'esclavage moderne".

DGCCOA : "Nous ne sommes au courant d'aucune situation similaire à celles rapportées par le quotidien britannique, et nous n'avons pas d'informations, au niveau de la Direction, selon lesquelles des enfants adoptés, où que ce soit dans le monde, n'auraient pas bénéficié des soins appropriés ou vivraient dans la misère.

De plus, aucun enfant roumain n'a été la victime de banques d'organes occidentales".

Néanmoins, quelques 12 enfants sont en Europe sans qu'on ait pu retrouver leur trace.

Pour être complet sur ce sujet, le chef de la Direction de la Protection des Droits de l'Enfant (DJDPC) du judet de Bistrita-Nasaud a annoncé hier qu'il avait perdu la trace de quelques 12 enfants adoptés à l'étranger, en raison de la non réception de rapports de suivi post-adoption, même si les fondations ont obligation de les fournir.

Les organismes et agences dans les pays où des enfants roumains sont adoptés ont aussi obligation de superviser le placement et l'évolution de l'enfant pendant deux ans et de fournir des rapports de suivi tous les six mois aux fondations roumaines qui ont aidé à la réalisation des adoptions.

Marin Mic, le directeur de la DJDPC de Bistrita-Nasaud, ajoute qu'il a reçu cette semaine des rapports pour la majorité des enfants adoptés dans son judet, à l'exception de ces 12 cas d'adoption aux USA, en France et en Italie.

Qui plus est, il n'a eu aucune nouvelle de ces enfants depuis une année. Il a demandé aux fondations de vérifier encore si des rapports au sujet de ces enfants avaient été envoyés.

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