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Bucarest Matin N° 1301 - 15 octobre 2001

Le Premier ministre reconnaît qu'il s'est trompé dans la question des adoptions

Le Premier ministre Adrian Nastase a reconnu samedi lors de la téléconférence avec les préfets que ses opinions au sujet de la décision de la Cour d'Appel Bucarest sur la suspension de l'arrêté interdisant temporairement les adoptions internationales avaient été "non justifiées et fondées sur des informations incomplètes".

"Je veux reconnaître que mes informations n'ont pas été complètes et mon évaluation n'a pas été correcte", a dit Nastase.

Si le Comité roumain pour les Adoptions n'avait pas donné un ordre - un acte juridique à force inférieure à la loi - sur la suspension des adoptions internationales, l'intervention du Gouvernement n'aurait plus été nécessaire, a expliqué Nastase.

Il a dit que le point de vue de la Cour d'Appel avait été correct, puisque la décision du Comité d'Adoption ne pouvait pas modifier la loi sur les adoptions.

Nastase a annoncé que le Gouvernement avait approuvé au cours de sa séance lundi, la suspension sur 12 mois, de toutes les procédures ayant pour objet l'adoption des enfants roumains par des étrangers ou par des citoyens roumains établis à l'étranger.

Une ordonnance sur la réorganisation de la commission chargée de la protection de l'enfance a également été approuvée lundi. Jusqu'à présent, dans chaque département il y avait trois commissions avec des attributions dans la mise en oeuvre de la protection de l'enfance.

"Aussi a-t-on décidé de la constitution d'une seule commission départementale, formée de tous les facteurs responsables qui répondra directement et de façon unitaire de la problématique des enfants pris en charge", a conclu le Premier ministre.

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